L’Attente
Contraints
à d’interminables attentes, les soldats guettent l’arrivée de la soupe et du
courrier.
La plus grande a dû s’adapter à la guerre des tranchées : cuisines roulantes ou cuisine de fortune trouvent un emplacement abrité, assez loin du front pour être protégées des tirs et assez proche pour limiter les longs parcours lors de la distribution. La soupe est apportée dans les tranchées par les hommes de corvée. Fortement chargés, ils parcourent des boyaux tortueux, parfois longs de deux à trois kilomètres.
Exposés
aux tirs, ils sont obligés de « piquer des plat-ventres » dans la boue. La nourriture arrive souvent
froide et souillée. Quand les conditions sont favorables, les poilus peuvent
espérer deux à trois arrivages quotidiens, parfois agrémentés de vin, de café
et de « gnôle ».
Le courrier joue un rôle déterminant dans le moral du soldat, même si la correspondance est surveillée même censurée par un contrôle postal quotidien. L’arrivée du vaguemestre (facteur militaire) est attendu avec impatience. Les soldats écrivent beaucoup, dans des conditions parfois malaisées. L’échange du courrier est le moyen de conserver un lien avec l’arrière.
Nombreux
sont ceux qui serrent sur leur coeur la dernière lettre reçue. Beaucoup de
famille de combattants ont conservés comme des reliques, cette précieuse
correspondance.
Source : Panneau d’information situé sur le « chemin panorama » du Plateau de Californie (Chemin des Dames).
Transcrit le 23/04/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.