A l’issue de la bataille de
la Marne, les 1re et 2e armées allemandes se retranchèrent dès le 20 septembre
1914 face aux 2e et 6e armées françaises qui les poursuivaient. Une
pénible et coûteuse guerre de tranchées allait commencer. La 2e
armée s’opposa à l’ennemi à Roye et à Noyon. Le général Joffre, chef des armées
françaises, donna, le 17 décembre 1914, l’oredre de passer à l’offensive sur
tout le front. Durant l’année 1915 et jusqu’en 1916, de violents combats se
déroulèrent pour la possession de la butte de Lassigny, de la ferme d’Attiche
(près de Dreslocourt), du plateau de Touvent, du Bois des Loges (près de
Beauvraignes), du secteur de Quennièvres, des villages de Crapeaumesnil, de
Tracy le Val, d’Autrèches, de Vingré, de Nouvron. Ceci sans résultats notables
pour les Français qui subirent de lourdes pertes.
En mars 1917, afin de
racourcir leur front et de gagner de plus avantageuses positions défensives,
les forces allemandes se replièrent sur la ligne d’Hindenburg en évacuant le
saillant Roye-Noyon réoccupé par la 3e armée du général HUMBERT. Le
front se stabilisa jusqu’à l’offensive du 21 mars 1918 lorsque les trois armées
allemandes soutenues par le feu de 6200 canons et de 1000 avions attaquèrent le
front anglais en Picardie qu’elles enfoncèrent.
La
1re armée du général DEBENEY arriva en renfort. Le 31 mars, l’ennemi
était enfin stoppé mais il avait avancé vers Amiens d’une soixantaine de
kilomètres en capturant 90000 prisonniers alliés. Le front se figea en une
immense hernie gonflée vers Beauvais, du sud d’Arras à l’ouest du Chemin des
Dames, englobant une partie de l’Oise. Près de Noyon, les combats durèrent tout
avril au Mont-Renaud, charnière du front, que les Allemands s’acharnaient à
conquérir sans succès.
L’ennemi lança alors deux
nouvelles violentes offensives : le 27 mai dans l’Aisne et le 9 juin dans
l’Oise. Les combats firent rage de Montdidier à Soissons entre les 1re,
3e et 10e armées françaises opposées aus 18e
et 9e armées impériales. Le général FOCH devenu commandant en chef
des des forces alliées utilisa toutes ses ressources dont les nouveaux chars F
T Renault pour stopper les assaillants.
Le 28 mai, les Américains menaient avec réussite leur première attaque en
reprenant le village de Cantigny. Dans l’Oise, sur le Matz, la bataille fut
dure. Systèmatiquement les Allemands utilisèrent les obus à gaz ypérite. La 3e
armée se défendit avec acharnement à Ressons, au Plessis de Roye, à Thiescourt,
à la butte de Plémont, pour protéger Compiègne mais, pressée, elle dut reculer
avec de terribles pertes derrière l’Aronde.
Le général FAYOLLE,
commandant le groupe d’armée de réserve, monta une contre-attaque qu’il confia
au général MA
Du 18 juillet au 25 août ,
les 10e, 6e, 9e et 5e armées
françaises panachées d’unités anglaises, américaines et italiennes réduisirent
la poche de Château-Thierry, de Soissons à Reims.
Le
8 août, l’offensive alliée du maréchal
HAIG se déclencha en Picardie, contre la poche de Montdidier.
La
1re armée du général DEBENEY reprit la région de l’Avre. Le 10 août , la 3e armée du
général HUMBERT refoula l’ennemi à Metz. Lassigny fut libéré le 21 août, Noyon
fut repris le 28.
Le 3 septembre, le maréchal
FOCH engagea dans la bataille la totalité de ses forces pour refouler
définitivement les armées allemandes vers les frontières.
Origine : Panneau
d’information de
Transcrit le
26/03/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.