LES COMBATS DE SOUPIR EN1917

 

 

Le 16 avril, à l’heure H, derrière le tir de barrage, les vagues des 56e et 127e divisions s’élancèrent à l’assaut dans le secteur de Soupir pour conquérir les hauteurs qui dominaient les ruines du village. Au centre, le 172e R I a deux bataillons engagés dans la lutte. Le 1er bataillon se livra de durs assauts dans le ravin de la Cour-Soupir et il dut se terrer devant la tranchée Kronprinz. Malgré des pertes sévères, à 11h, il se battaitdans la deuxième position allemande. A la grenade et au lance-flammes, le nettoyage des abris dura plus de trois heures. Le 2e bataillon (ALLARD) attaqua au nord-ouest. La 5e compagnie franchit la troisième position allemande vers 9h. Le combat dura tout l’après-midi. A l’est, les 9e et 10e compagnies du 3e bataillon en liaison avec le 106e R I progressèrent dans le bois des Gouttes d’Or où, opposés aux barbelés et aux feux des fantassins ennemis, ils subissaient de lourdes pertes.

 

Du côté des chasseurs à pied, le 29e B C P s’empara des carrières souterraines de Soupir tandis que le 25e B C P prenait le Mont Sapin et luttait sans arrêt de 6h à 21h, faisant 300 prisonniers dans les grottes.

 

Le 17 avril, dans la neige, l’attaque reprit à 17h30. Chasseurs à pied et fantassins progressèrent vers la Cour-Soupir.

 

Le 18, le 172e R I au prix de dures actions prit la tranchée des Hessois puis la tranchée d’Andrinoplé avec 1000 prisonniers, 12 canons, 25 mitrailleuses.  Le 355e R I aidé du 27e bataillon de tirailleurs sénégalais dégagea Chavonne, nettoya Les Grinons, prit Vailly, Jouy, Aisy et la ferme de Maison-Rouge. La 10e compagnie du 106e R I enleva la caverne de Coblentz faisant sa garnison prisonnière.

 

Le 172e R I prit la Cour-Soupir, se hissa sur le plateau et atteignit la Pierre d’Ostel. Le 65e B C P et le 106e R I prirent la tranchée de Brody. Le 172e continua son avance, traversa le ravin d’Ostel pour atteindre la ferme Gerlaux en raflant 500 prisonniers. La cote 197 fut atteinte. Devant cette menace , les troupes allemandes se replièrent sur la crète du Chemin des Dames où la lutte s’intensifia en mai et en juin.

 

 

Source : Panneau d’information de la Nécropole Nationale de Soupir.

Transcrit le 20/04/2007 par Guy Destré  Adhérent N° 315.