Creuser

 

La guerre des tranchées pousse les combattants à organiser le terrain en tirant le meilleur parti du relief, du sous-sol, et de la végètation.

 

 

COMMENT SONT NEES LES TRANCHEES ?

 

Au Début de la guerre, la stabilisation du front semble provisoire. Les soldats creusent, à la hâte, des trous individuels pour se protéger. En fait, les armées s’enlisent dans un face-à-face stérile et meurtrier. Pour améliorer leurs positions, les combattants approfondissent et élargissent les trous, et les relient ensuite en des tranchées continues, mises en communication par des « boyaux » creusés entre les lignes.

 

 

S’ORGANISER

 

La première ligne est constituée de trois lignes de tranchées sensiblement parrallèles. Pour se repérer, les poilus baptisent leurs tranchées à la manière des rues d’une ville. Les noms choisis évoquent souvent l’origine géographique des combattants.

Sur le plateau de Californie, où séjournent les soldats du Pays Basque, on trouve les tranchées du Béarn, de Tarbes ou de Bayonne.

 

 

 

SE PROTEGER ET SE DEFENDRE

 

Afin de limiter les effets de projectiles et les tirs d’enfilade, les tranchées sont tracées en zigzag. Elles sont étayées et tapissées de branchages tressés. Au sol, on pose des caillebotis pour circuler malgré la boue.

Pour parer aux éclats d’obus, les tranchées sont équipées de parapets de sacs de terre. Parfois des plaques blindées protègent les postes aménagés pour le guet et le tir. En avant des tranchées, un réseau de fils barbelés protègent des coups de main de l’adversaire. Miné et piégé, ce secteur est battu par le feu nourri de l’artillerie et des mitailleuses.

 

 

 

CAGNAS ET GOURBIS

 

Allemands et français ne sont pas logés à la même enseigne : les Allemands tiennent les crêtes, et creusent tout un réseau de galeries souterraines sous le champ de bataille. Celles-ci relient les grottes et carrières transformées en véritable forteresse, où, ils amènent l’électricité, le téléphone, les voies de chemin de fer. Ils y aménagent des casernements, des dépôts de munitions et des hôpitaux.

Les Français, eux sont accrochés aux flancs des ravins, où ils construisent des abris très rudimentaires : les cagnas (« maison » en dialecte annamite) et les gourbis (« cabane » en dialecte algérien). Ils utilisent également les anciennes carrières en arrière du front.

 

Source : Panneau d’information situé sur le « chemin panorama »  du Plateau de Californie (Chemin des Dames).

Transcrit le 23/04/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.