Creuser
La guerre des tranchées pousse les combattants à organiser le terrain en tirant le meilleur parti du relief, du sous-sol, et de la végètation.
COMMENT SONT NEES LES
TRANCHEES ?
Au Début de la guerre, la stabilisation du front semble provisoire. Les soldats creusent, à la hâte, des trous individuels pour se protéger. En fait, les armées s’enlisent dans un face-à-face stérile et meurtrier. Pour améliorer leurs positions, les combattants approfondissent et élargissent les trous, et les relient ensuite en des tranchées continues, mises en communication par des « boyaux » creusés entre les lignes.
Afin de limiter les effets de projectiles et les tirs d’enfilade, les tranchées sont tracées en zigzag. Elles sont étayées et tapissées de branchages tressés. Au sol, on pose des caillebotis pour circuler malgré la boue.
Pour
parer aux éclats d’obus, les tranchées sont équipées de parapets de sacs de
terre. Parfois des plaques blindées protègent les postes aménagés pour le guet
et le tir. En avant des tranchées, un réseau de fils barbelés protègent des
coups de main de l’adversaire. Miné et piégé, ce secteur est battu par le feu
nourri de l’artillerie et des mitailleuses.
Allemands et français ne sont pas logés à la même enseigne : les Allemands tiennent les crêtes, et creusent tout un réseau de galeries souterraines sous le champ de bataille. Celles-ci relient les grottes et carrières transformées en véritable forteresse, où, ils amènent l’électricité, le téléphone, les voies de chemin de fer. Ils y aménagent des casernements, des dépôts de munitions et des hôpitaux.
Les
Français, eux sont accrochés aux flancs des ravins, où ils construisent des abris
très rudimentaires : les cagnas (« maison » en dialecte
annamite) et les gourbis (« cabane » en dialecte algérien). Ils
utilisent également les anciennes carrières en arrière du front.
Source : Panneau d’information situé sur le « chemin panorama » du Plateau de Californie (Chemin des Dames).
Transcrit le 23/04/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.