Les combats de la « Crise » en 1918

 

 

 

Le 27 mai 18, la 7ème armée impériale brisa le front des 5ème et 6ème armées françaises au Chemin des Dames. Le 29, les Allemands prirent Soissons. Des unités françaises arrivèrent en renfort. La Division Marocaine du général Daugan débarqua à Chaudun. Le régiment de la légion étrangère s’établit au sud de Mercin. Le 87e Zouaves borda la Crise  avec le 7e Tirailleurs.

 

Le 30 mai, l’ennemi attaqua violemment la vallée de la Crise afin de se hisser sur le plateau de Chaudun et d’avancer vers Villers Cotterêts puis Compiègne. Il utilisa : troupes d’assaut d’élite, dotées de lance-flammes, avions attaquant en rase-mottes et une artillerie très active.

Les Allemands prirent Vauxbuin, débordant le 8e Zouaves. La lutte fut terrible à Courmelle, Léchelle, Chazelle où contre-attaqua le 4e tirailleurs tunisiens. Les légionnaires défendirent à outrance la Montagne de Paris. La légion russe contre-attaqua à la baïonnette et subie de lourdes pertes. Le 31 mai, pour la première fois sur le front, les chars Renault F.T.17 furent jetés dans la bataille. Les engins du 501e R.C.C. avec le 7e tirailleurs, les 57e et 144e R.I. rejetèrent l’ennemi dans la vallée.

 

Du 1er au 5 juin, l’ennemi réattaqua, prenant le 2 Missy-aux-Bois. Il avança vers Villers Cotterêts en livrant les combats de Dommiers et Longpont.

Du 9 au 18 juin, la poussée allemande continua. De violents corps à corps se déroulèrent à Coeuvres, Laversine, Saint-Pierre-Aigle.

 

Le 18 juillet, par surprise, la 10ème armée du général Mangin bondit de la forêt de Retz, précédées par des chars. Avançant vers Soissons de plus de 7 km, elle se heurta à la résistance allemande sur la Crise.

 

Le 19, elle avait capturé 17 000 prisonniers, atteint Courmelles. Le 20, la 1ère D.I.U.S. prit Berzy-Le-Sec. La division marocaine progressa dans la vallée de la Crise vers Chaudun et Chazelle en repoussant des contre-attaques. Villemontoire fut repris le 25 juillet.

 

Le 1er août, l’offensive continua. Le 2, la Crise nettoyée fut franchie par les régiments du 1er C.A. Vauxbuin succomba. Soissons fut libérée le 2 août par les chasseurs à pied de la 11ème D.I..  

 

 

 

 

 

 

 

Source : Panneau d’information à l’entrée de la Nécropole Nationale de Vauxbuin,

« Délégation à la Mémoire et à l’Information Historique ».

Transcrit le 08/05/2007 par Guy Destré  Adhérent N°315.