EBOULEAU PENDANT LA REVOLUTION

 

 

En 1789 le bureau intermédiaire d’élection de Laon adresse au syndic de la communauté Nicolas Fouquet les pièces suivantes relatives à la disette qui se fit sentir dès 1788 et se propagea jusqu’à la fin de Révolution avec ordre de s’y conformer

 

1°/ l’Arrêt du Conseil d’Etat du roi du 7 septembre 1788 qui suspend l’exportation des grains à l’étranger et permet d’introduire dans le royaume des blés étrangers sans payer aucun droit

2°/ Un traité sur la culture et les divers usagers de la pomme de terre de la patate et du topinambour

3°/ Une méthode économique pour faire de la soupe au riz pour 50 personnes

4°/ Une instruction de la Société d’Agriculture de Laon sur la manière de faire du pain de cinq sortes avec différents grains et des pommes de terre

5°/ Un ordre circulaire de l’intendant de la généralité de Soissons du 22 juin 1789 portant défense de vendre du blé dans les greniers excepté aux gens du lieu et à petite mesure.

6°/ Ordre du mois de juillet 1789 de se mettre en garde contre les troupes de brigands répandus dans le royaume et pour prendre les mesures nécessaires pour préserver les réserves du pillage

 

-          3 mars 1789 la commune assemblée nomme deux députés chargés de porter son cahier de plaintes, doléances et remontrances à l’Assemblée du Bailliage qui se tiendra à Laon.

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-          Novembre 1789 : un registre est ouvert au presbytère pour recevoir les déclarations des habitants concernant la contribution patriotique, chaque citoyen était tenu de verser dans les caisses de l’Etat le quart de son revenu, plus 21/2 pour cent de la valeur de ses bijoux et de son argenterie.

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-          7 février 1790 : Election du maire et des conseillers ; le lendemain les membres de la municipalité prêtent le serment « de maintenir de tout leur pouvoir la constitution du Royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi, et de bien remplir leurs fonctions ».

 

Extrait du procès verbal : « avant de fermer le présent procès verbal de ladite élection et prestation de serment les citoyens actifs composant l’assemblée ont délibéré par acclamation de faire offre à l’Assemblée Nationale et à la Patrie, indépendamment du don patriotique de ce qui pourrait leur revenir en moins imposé sur la contribution des nobles et privilégiés des six derniers mois de 1789, ils ont chargé le corps municipal de faire parvenir leurs vœux et intentions, ainsi que les assurance de leur reconnaissance respectueuse à l’auguste Assemblée des Représentants de la Nation ».

 

-          14 juillet 1790 Fête de la Fédération

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Extrait du procès verbal dressé par le maire et les officiers municipaux : 

 

« vu l’inconstance du temps qui ne permet pas de se rendre à l’autel de la Patrie élevé sur la place principale, la municipalité ; la garde nationale sous les armes et tous les citoyens et citoyennes assistèrent à la messe dans l’église ou le Veni Creator fut chanté en musique. A l’offertoire, tous les assistants formèrent le serment civique, la main droite levée sur l’autel préparé entre le chœur et la nef. Après la messe, Mr le Curé entonna le Te Deum pendant le chant duquel on sonna toutes les cloches et on fit plusieurs décharges de mousqueterie.

Vers 4 heures les vêpres furent chantée avec autant de pompe et de magnificence que la messe, après lesquelles chacun s’est retiré et diverti, et nous n’y avons trouvé que des choses honnêtes et décentes ».

 

-          14 novembre 1790 : Mr Pierre Alexandre Renard invité à se conformer à la Constitution Civile du Clergé des 12-24 juillet 1790 prononce dans l’église un serment « restrictionnel » en présence de toute la paroisse. Il déclare en même temps qu’il a l’intention de continuer d’exercer les fonctions curiales.

 

-          22 novembre 1790 : la municipalité appose son scel sur les papiers de l’ancienne justice seigneuriale du lieu qui doivent être remis au greffe du tribunal du district après que l’inventaire en aura été dressé. Article additionnel sur l’ordre judiciaire du 12 octobre,

 

-          27 février 1791 : suppression dans l’église des droits et du banc honorifiques ainsi que de toutes « marques de féodalité »

 

-          mai 1791 : Jacques Leroy est nommé par le directeur du district de Laon garde du bois national dépendant ci-devant de la congrégation de Laon et situé au terroir d’Ebouleau. Ce bois avait une contenance de 18 jallois.

 

-          22 mai 1791 Mr Pierre Alexandre Renard, curé d’Ebouleau fait la déclaration suivante concernant le serment qu’il a prêté le 14 novembre 1790

 

« A Messieurs les Officiers Municipaux et mes paroissiens.

Quand j’ai prêté mon serment civique le 14 novembre 1790, il n’est point entré dans mon esprit ni dans mon intention d’y comprendre les objets spirituels puisque, dans la prestation de serment que j’ai faite ledit jour, après avoir déclaré d’être soumis en tout ce qui regarde l’administration politique de l’Etat à laquelle je me ferai toujours un devoir d’obéir, d’être encore dans l’intention d’exercer les fonctions de mon ministère, de veiller aussi avec soin sur les fidèles qui me sont confiés, il y a été inséré que je n’enseignerais jamais d’autre doctrine que celle qui enseigne l’Eglise catholique apostolique et romaine, me réservant en tout aux  décisions du Saint Siège, en vous ajoutant que je croyais que c’était aussi vos sentiments ; et c’est d’après cette explication que j’ai fait mon serment en jurant d’être fidèle à la loi, à la nation et au roi, et de maintenir en tout mon pouvoir la Constitution de l’Etat décrétée par l’Assemblée Nationale, acceptée et sanctionnée par le roi, et c’est en conséquence de cette déclaration que je renouvelle que telle a été mon intention dans laquelle je persiste et persisterai jusqu’à la mort, en vous réitérant encore de nouveau que mon serment n’a pas été de vous induire à croire que je me sépare de mon évêque légitime ».

 

Le même jour, 22 mai, la municipalité dresse un procès-verbal de la déclaration de Mr Renard en faisant connaître à M. M. du District que « c’est par une fausse interprétation de la loi concernant la Constitution Civile du Clergé qu’elle a omis de mentionner dans son certificat du 14 novembre 1791 la restriction contenue en icelle délibération ».

 

-          31 juillet 1791 : Il est dressé un état exact de tous les habitants de la commune, indiquant les nom et prénoms, l’âge, le lieu de la naissance, le dernier domicile et la profession de chacun (décret du 5 juillet 1791. Arrêt du Directoire de l’Aisne du 23.

 

-          3 juin 1792 : réunion du conseil général de la commune où il est fait lecture de la loi du 22 avril relative à la fabrication de la monnaie avec le métal provenant des cloches. L’assemblée arrête « que les cloches de la paroisse étant fort petites et n’étant que suffisantes pour appeler les fidèles au service divin, elle ne peut malgré son patriotisme accorder aucune réduction de cloches sans exposer les fidèles à ne pouvoir se réunir pour le service divin ».

 

-          22 juillet 1792 : les citoyens qui possèdent des armes et munitions en font la déclaration en la maison commune pour se conformer à l’article 4 de la loi du 8 juillet 1792.

 

 Il est rappelé aux habitants qu’ils doivent porter la cocarde aux couleurs nationales « sans même en exempter les femmes ».

 

-          11 août 1792 : la Patrie en danger. Les citoyens de la commune d’Ebouleau se réunissent sur la place publique pour entendre la lecture de l’acte du corps législatif du 11 juillet de la Loi du 8 et de celle du  22, de la proclamation du roi du 25 du même mois et d’un arrêté du conseil permanent du département de l’Aisne du 1er août concernant le mode d’exécution de la Loi du 22 juillet relative au complément de l’armée. « C’est pourquoi après avoir instruit tous les citoyens du danger auquel la Patrie est exposée l’intérêt qu’ont les citoyens à voler à sa défense, et l’intention où étaient M. M. les Officiers municipaux de se conformer à l’art 6 de la Loi du 22 juillet et l’art. 8 de l’arrêté du département, il a été au même instant nommé deux commissaires à l’effet de recevoir les inscriptions de ceux qui se dévoueront à la défense de la Patrie ».

 

-          26 septembre 1792 : La municipalité dresse le procès verbal suivant : « aujourd’hui 26 septembre 1792, à dix heures du matin la municipalité d’Ebouleau étant assemblée dans « le lieu ordinaire de  14 séances est comparu Pierre Alexandre Renard ci-devant curé dudit Ebouleau,lequel nous a dit « que l’Assemblée électoral de Laon venant de nommer à la cure dudit Ebouleau Nicolas Antoine Bertrand, ex-vicaire de Montcornet qui s’est présenté dimanche dernier 23 du présent mois, en qualité de curé (constitutionnel) nommé à la cure dudit Ebouleau ; et qu’en vertu de la loi du 26 aout dernier il ne pouvait rester plus longtemps dans sa paroisse ; l’article 2 de l’adite loi lui prescrivant de déclarer l’endroit où il entend se retirer hors du royaume, c’est pourquoi il nous a déclaré qu’il allait se retire sur les terres de Chimai, qu’il passerait à Mosserycourt, au Val-Saint-Pierre, Harcigny la Hérie,Hirson, Macquenoise, Selonge et de là à Chimai ; et que sur sa déclaration il nous plût lui délivrer un passeport, ainsi que le prescrit ladite loi, chose que nous lui avons accordé comme n’ayant jamais fait aucune absence et ayant toujours fait par lui-même les fonctions curiales dudit Ebouleau jusqu’à ce jour ; et a ledit Renard signé avec nous lesdits jour et an »

 

-          4 novembre 1792 : les registres de baptêmes, mariages et décès sont réunis par M. Bertrand curé au maire et au greffier pour être déposés à la maison commune (art 1 et 2 du titre 6 de la loi du 20 septembre 1792.

 

-          décembre 1792 : un arbre de la liberté orné de rubans aux couleurs nationales est planté au milieu de la place publique.

 

-          27 janvier 1793 : Adjudication des travaux de réparations à faire au presbytère et aux murs du cimetière. Il est décidé que les pierres du mur du jardin du fort situé près du cimetière seront employées à ces réparations

 

-          10 avril 1793 : Le Maire reçoit l’ordre d’arrêter les officiers et les soldats de l’armée de Dumouriez qui viendraient à passer dans le village.

 

-          30 juillet 1793 La commune d’Ebouleau est requise de fournir et conduire à Laon le 1er août deux chariots attelés ou trois charrettes pour le passage de l’armée de la Moselle

 

-          1792, 1793 et années suivantes : La commune d’Ebouleau fournit des quantités considérables de grains aux magasins militaires, aux communes de la Thiérache et aux villes de Paris, Reims, Rocroy, Rethel et Mézières.

 

-          14 octobre 1792 : Le Maire fait connaître a ses administrés l’arrêté du conseil permanent du 7 de ce mois et la municipalité décide qu’il ne sera plus fait désormais dans la commune d’Ebouleau qu’une seule espèce de pain qu’on appellera « le pain d’égalité » et qu’il ne sera plus permis d’y faire aucune pâtisserie.

 

-          Brumaire An II : la commune est requise par le citoyen Couché commissaire des vivres pour les cantons de Liesse et de Sissonne 1°) de faire verser chaque samedi dans le magasin militaire de Laon 60 sacs de blé pesant chacun 200 livres, jusqu’à ce qu’il en soit autrement ordonné ; 2°) d’approvisionner régulièrement le marché de Liesse en grains, beurre et œufs sous la responsabilité personnelle de chacun des membres de la municipalité. Il ordonne aussi de faire des visites domiciliaires chez les cultivateurs pour découvrir et dénoncer les accapareurs.

 

-          Brumaire An II : des habitants de Barzé, district de Vervins « ayant été pillés par les armées ennemies,et appréhendant encore quelques incursions de la part des brigands se réfugient à Ebouleau pour y mettre en sûreté leurs personnes et le reste de leur mobilier ». Ils présentent au Maire le certificat de vie, résidence et non détention prescrit par la loi.

 

-          22 Brumaire An II : Deux cloches de l’église sont descendues et conduites à Laon pour être converties en canons (arrêté du Conseil permanent du district du 5 octobre 1793). La commune est autorisée à conserver la troisième cloche conformément au Décret du 23 juillet 1793).

 

-          9 Frimaire An II : En exécution de l’arrêté des Représentants du Peuple Lejeune et Leroux du 28 Brumaire An II « portant que tous les vases d’or ou d’argent, toutes les figures de ce métal, les pierres précieuses dont elles peuvent être enrichies, les galons d’or et d’argent qui sont encore dans les maisons de culte seront portés à la Monnaie, à Paris pour être employés au service de la Patrie et de l’humanité souffrante », le conseil général de la Commune d’Ebouleau se transporte à l’église et on enlève tous les objets qu’elle contient, pour les faire conduire à Laon à bref délai. « Les fenêtres étant peu solides, et dans la crainte de quelque incursion des brigands qui parcourent le pays, les linges de l’église non compris dans l’envoi à Laon seront déposés partie dans la sacristie et le reste chez le procureur de la commune ».

 

-          A cette époque l’exercice public du culte a cessé dans la commune. Le Conseil permanent du District de Laon ordonne par un arrêté « d’oublier les fêtes consacrées au culte catholique ». Elles sont remplacées par les fêtes dédiées à la Raison à la Souveraineté du Peuple, à l’Agriculture, à la Reconnaissance à la Jeunesse, aux époux etc… et les autres fêtes républicaines anniversaire des journées mémorables de la Révolution. L’église dévastée est devenue le Temple de la Raison, servira bientôt de lieu de réunion pour les assemblées générales des citoyens. L’atelier pour la fabrication du salpêtre y sera même installé pour quelque temps.

 

-          19 Frimaire An II : le commissaire cantonal de Liesse se présente à Ebouleau accompagné de quatre volontaires du premier bataillon du district d’Avesne pour procéder à l’adjudication du clocher de l’église, démolition ordonnée parce qu’aux yeux des révolutionnaires leur domination sur les autres édifices semblait contrarier le principe de l’égalité. Après plusieurs enchères le clocher est adjugé à quatre habitants d’Ebouleau moyennant la somme de 281 livres (Arrêté du Département du 28 Brumaire An II).

 

-          Frimaire An II : Les croix du cimetière et celle qui se trouvent dans le village et sur le terroir sont abattues et leurs débris vendus.

 

-          Nivose An II : Réquisitions de toile, chemises et souliers pour l’armée

 

-          28 Nivôse An II: Le citoyen Mauclère commissaire central fait le recensement du vin et « avertit la municipalité que le vin se trouvant dans la commune pourra au besoin être remis pour les ambulances ou pour les établissements de bienfaisance ».

 

-          30 Nivôse An II : La municipalité fait défense de travailler pendant le jour du décadis.

 

-          Pluviose et Ventose An II : Un détachement d’hussards de l’armée révolutionnaire est en station à Ebouleau

 

-          19 Ventose An II: Les cordages du clocher de l’église sont conduits à Laon.

 

-          Prairial An II : Etablissement d’un atelier pour la fabrication du salpêtre en exécution des arrêts du district de Laon des 19 et 24 Ventose, 11 Nivose et 24 Germinal An II.

 

-          6 Prairial An II : Le conseil permanent d’Ebouleau étant réuni, le maire dépose « qu’une circulaire des administrateurs du district de Laon porte qu’un décret de la Convention a étendu les dispositions de celui du 25 Brumaire, qu’il en résulte que tous les presbytères sont déclarés propriétés communales, que les communes peuvent en disposer et qu’ils sont spécialement destinés à l’instruction publique ou au soulagement de l’humanité souffrante ». L’assemblée considérant que le presbytère est vacant depuis 4 mois décide

 

o       1° que la place du milieu servira de maison commune

o       2° que les deux places de devant seront louées à la citoyenne Jeanne François moyennant un loyer annuel de trente livres

o       3° que le reste du logement sera à la disposition des ouvriers victimes de quelque accident

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o       Le jardin de la contenance de 48 verges, la grange et l’écurie dépendant du presbytère sont aussi loués à des cultivateurs qu sont tenus de verser le 1er Vendémiaire de chaque année la somme de 246 livres dans la caisse communale.

 

-          Messidor : tous les signes de royauté et de féodalité qui se trouvent dans la commune sont effacés. La municipalité examine ensuite si le mot Ebouleau ne rappelle pas l’ancien régime et reconnaît qu’il n’y a pas lieu d’un changement de nom (décret du 27 juin 1790).

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-          - An III : la commune est accablé de réquisitions de grains et de fourrages auxquelles elle ne peut satisfaire que très difficilement malgré la fertilité de son sol et plusieurs fois elle reçoit des garnisons de l’armée « pour la forcer d’accélérer les contingents qui lui sont assignés » tant pour l’approvisionnement de Paris et d’autres villes que pour les marchés de Liesse et Sissonne et « les maisons d’hospices et de charité de la ville de Laon ». Il est fait, presque chaque mois, par des commissaires cantonaux nommés par l’administration le recensement des grains pour s’assurer de la quantité qui peut en être fournie par la commune.

 

-          24 Messidor An III : les habitants de la commune déclarent « qu’ils entendent tenir leur culte dans leur ci-devant église où chacun reprendra son ancienne place » (Décret du 11 Prairial An 3).

Le 3 ventôse précédent la Convention avait décrété que l’exercice d’ancien culte ne pouvait être troublé.

 

Aujourd’hui, 20 Thermidor An 3 de la République Française est comparu en la maison commune Richard François lequel a déclaré qu’il se propose d’exercer le ministère d’un culte connu sous la dénomination catholique, dans l’étendue de cette commune et a requis qu’il lui soit donné acte de sa soumission aux lois de la République ; de laquelle déclaration il lui a été décerné acte, conformément à la loi du 11 Prairial An 3.

 

-          - 13 Brumaire An IV : Mr François fit encore une autre déclaration dont la teneur suit :

o       « Je reconnais que l’universalité du citoyen est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République ».

o       Après le 18 Fructidor cette déclaration ne suffisait plus, elle devait être remplacée par le serment : « je jure haine à la royauté et à l’anarchie et fidélité à la République et à la Constitution de l’An III ».

 

-          Nivôse An IV : exécution de la loi du 3 de ce mois sur l’emprunt forcé. Les contribuables sont avertis qu’ils n’ont pour délai pour acquitter leur emprunt forcé en assignats au centième de leur valeur que jusqu’au 30 du mois de Nivôse. Passé ce délai, ils devront faire leurs paiements moitié en numéraire u en matière d’or et d’argent, ou en grains, le reste en assignats comptés pour le centième de leur valeur nominale.

 

 

-          Extraits de la notice historique sur Ebouleau par Arsène Leduc (publiées dans les numéros 45 et 47 de La Petite Revue année 1874, Langlet éditeur 5 rue d’Isle Saint-Quentin, Aisne), repris par l’instituteur Estoupe dans sa monographie rédigée en 1888..