Du poste de secours à l’hôpital
Les blessés sont évacués en plusieurs étapes vers les hôpitaux de campagne.
L’ORGANISATION SANITAIRE
Les progrès de la chirurgie de guerre et l’accroissement progressif des moyens humains et matériels ont permis aux services de santé de s’adapter aux évolutions de la guerre, même si l’organisation sanitaire du front était encore insuffisante lors de l’offensive du 16 avril 1917.
Pour
réduire les délais d’intervention auprès des blessés, les postes de soins sont
multipliés et rapprochés des premières lignes. Le système d’évacuation des
blessé est réorganisé. Des volontaires de la Croix Rouge viennet en renfort et
les pays alliés apportent leur aide à la France. A l’arrière les hôpitaux se
multiplient.
LES BLESSURES
Selon les statistiques de l’époque, sur 1 000 hommes blessés, 380 le sont aux jambes, 360 au bras, 130 à la face et au cou, 70 au thorax, 30au crâne et 30 à l’abdomen.
80% des blessures sont liées à des éclats d’obus et 20% seulement aux balles. Avec la boue, les blessures s’infectent très facilement. Les chirurgiens sont souvent obligés de pratiquer l’amputation du membre atteint. Marqués à jamais dans leur chair, invalides de guerre et « gueules cassées » furent après-guerre les figures de proue du monde des anciens combattants.
L’EVACUATION DES BLESSES
Les blessés sont ramassés par des brancardiers qui les emmènent au poste de secours du bataillon où leur sont prodigués les soins de première urgence. Seuls les blessés légers peuvent y être soignés convenablement. Un premier tri est opéré : les blessés transportables sont évacués en voiture à cheval ou en automobile sur les ambulances de première ligne ou postes de secours divisionnaires. Beaucoup y décèdent. Après diagnostic et pansement, ceux qui nécessitent d’autres soins sont dirigés vers les hôpitaux d’origine des évacuations (H.O.E) ; qui se situent une quinzaine de kilomètres à l’arrière du front et peuvent accueillir environ 3 000 blessés chacun. De là, les blessés transportables sont envoyés par trains sanitaires dans les hôpitaux de l’arrière. Du 16 avril au 15 mai 1917, plus de 300 trains évacuèrent quelque 80 000 blessés.
Source : Panneau d’information situé sur le « chemin panorama » du Plateau de Californie (Chemin des Dames).
Transcrit le 23/04/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.