La vie
à Saint-Quentin sous la Révolution de 1789
Selon les historiens, la
révolution commença le 4 mai 1789, date de la convocation des Etat Généraux par
Louis XII, elle se termina le 18 brumaire an VIII ou 9 novembre 1799, jour de
la dissolution du conseil des cinqs-cents par Bonaparte, sur l’ordre du
Directoire.
Voici la vie de
Saint-Quentin en l’année 1789, première de la Révolution, et pendant la période
allant du dernier trimestre de 1791, au premier trimestre 1792, pendant
laquelle les Français, déçus, hésitaient entre le retour à l’ancien Régime et
la continuation du mouvement révolutionnaire. La situation en 1779, sera
exposée ultérieurement.
Le roi à
réuni les Etat Généraux sur la demande de Necker pour imposer l’égalité de tous
devant l’impôt. Il abdique, en fait , tous les
pouvoirs à leur profit. Les Etat Généraux s’empressent de s’en emparer et ils
se déclarent Assemblée Constituante. Ils étaient pleins de bonne volonté mais
incapables de gouverner l’Etat. Leurs reformes maladroites les rendirent
impopulaire.
En 1789, le maire appelé
mayeur était, à Saint-Quentin, M. Néret, il était tout puissant. L’Intendant
Le grand fléau fut
En
L’assemblée Constituante
désorganisa le pays et se déconsidéra. Elle supprima beaucoup d’institutions
sans les remplacer. Elle confisqua les biens du Clergé et lui imposa une
constitution qui excluait toute autorité pontificale. Auparavant, le clergé
était un service public. Il assurait l’enseignement. Tous les collèges furent
fermés. Les familles ne pouvaient plus faire instruire leurs enfants. Le culte
catholique tient une grande place. Toutes les fêtes religieuses sont fériées,
et il y en a beaucoup. Les deux paroisses de l’ex-collégiale et de Saint-Jean
subsistent. Les autres églises sont des oratoires. Le curé de l’ex-collégiale
est M. Museaux ; il a six vicaires. Tous ont juré obéissance à la
constitution civile. Le personnel comprend 3 organiste,
4 chantres, 2 souffleurs d’orgue et 6 musiciens.
La municipalité a
réorganise l’aumône publique qui deviendra le Bureau de Bienfaisance. Elle
héberge 27 garçons et 33 filles. L’Hôtel-dieu est rétabli. « La
Charité » distribue chaque jour du bouillon, des sirops, des confitures et
des médicaments.
Le maire est encore M.
Fouquier entouré de onze conseillers. Les élections ont lieu à deux degrés. Une assemblée primaire se réunit par
canton. Elle se tient à l’ex-église des Jacobins. Aucune liste électorale n’est
tenue. Il vient peu de monde. L’assemblée élit 13 électeurs qui désigneront les
maires, les conseillers municipaux et les fonctionnaires du canton. Tous les
électeurs du district nomment les administrateurs et fonctionnaires de
La municipalité a rétabli
le collège. Il y a cinq professeurs qui enseignent le latin. Le courrier arrive
de Paris chaque jour à 10 heures du matin, celui des Flandres, à 7 heures,
celui du Hainaut à 11 heures. Ils repartent à midi. La cloche du beffroi
annonce le départ une demie-heure plus tôt. La diligence de paris vient trois
fois par semaine, le dimanche, le mercredi, et le vendredi, vers 10 heures.
Elle quitte la ville le lundi, le mercredi, et le vendredi à 5 heures du matin.
En ce début de 1792, les
Saint-Quentinois apparaissent très satisfaits de l’égalité devant l’impôt, de
la suppression des privilèges, et que le maire élu par eux dirige la cité, mais
ils regrettent la paix et la tranquillité de l’ancien Régine. Ils aiment
toujours la famille royale. Ils n’ont aucune idée de
D’après les Tomes de Mémoires des Sociétés
Académiques de l’Aisne