Ô peuple de héros, par la
mort transformés,
Depuis
que nous voilà disparus sous terre,
Dans
l’innombrable deuil et dans la nuit austère,
Vous
êtes la clarté de l’ombre où vous dormez.
Nous
ne laissons rien choir de l’ancienne espérance,
Mais
nous la contrôlons afin de n’avoir point,
Au
lieu d’un frère, un ennemi comme témoin,
Du
vieux combat dont l’homme attend la délivrance.
C’est
vous, vous seuls, qui dans l’Europe de naguère,
Malgré
l’immense ardeur dont s’exaltent vos bras
Dès
qu’il faut arracher la victoire aux combats,
Aviez
l’horreur heureuse et sainte de la guerre.
C’est
vous dont a besoin l’imminent avenir,
Pour
sauver du poing crispé des tyrannies
Et
du peuple fatal à tous des le génie,
N’organise
jamais que de faire souffrir.
C’est
vous dont la raison maintiendra haut le droit,
Qu’ont
les hommes de vivre ardents, libres et fermes,
Chacun
pour la beauté que son âme renferme,
Et
selon les serments qu’il délivre et reçoit.
Ô
peuple de héros par la mort transformés,
Vous
nous conseillerez ce qu’il nous faudra faire,
Puisqu’au
fond de a tombe et de la nuit, sous terre,
Vous
êtes la clarté de l’ombre où maintenant vous dormez.
Vers
dédiés aux Morts du Chemin des Dames.
Par
Maurice SIMON
Source :
Affiché à l’intérieur du Mémorial du Chemin des Dames
à Cerny
en Laonnois
Transcrit
le 21 Août 2006 par Guy Destré Adhérent N°315