Le cimetière militaire français de Saint-Quentin

Pendant les premiers mois du conflit, les soldats tués au combat sont enterrés dans des fosses communes. Quand le front est stable, les soldats prennent l’habitude de les inhumer dans des sépultures individuelles, pratique légalisée par la loi du 29 décembre 1915.

Une fois la guerre terminée, la question des corps se pose. La loi du 31 juillet 1920 permet aux familles de récupérer les corps et accorde une aide au pèlerinage et s’engage à l’entretien des tombes considérées comme concession perpétuelle pour les familles de ceux qui ne peuvent supporter les frais.

Les cimetières militaires français sont aménagés selon des règles identiques : clôtures de haies, portails de pierre, croix de ciment armé peintes de blanc avec au centre le mât avec les couleurs. Celui de Saint-Quentin ne déroge pas à la règle. Il renferme près de 5000 tombes de soldats tombés pendant les deux guerres mondiales. Deux ossuaires renferment 1260 corps de soldats français et de 8 russes, qui sont placés de part et d’autre d’un mémorial qui comporte la liste nominative de 465 soldats identifiés.

Chaque croix a une plaque sur laquelle sont inscrits outre le nom et le prénom du défunt, son grade, son unité, la mention « Mort pour la France » et la date du décès.

De nombreux soldats russes sont enterrés dans ce cimetière  qui étaient des troupes de l’armée du tsar Nicolas II. Après la révolution de 1917, ils ont été incorporés dans l’armée française.

De nombreux soldats français de confession musulmane sont inhumés dans ce cimetière. Leur stèle est en forme de bulbe et ont un croissant et une étoile. Une étoile de David indique un soldat israélite, d’autres stèles sont celles d’agnostiques.

Première Guerre Mondiale

Seconde Guerre Mondiale

Nationalité

Nombre de tombes

Nationalité

Nombre de tombes

Français

3594

Français

203 + 1 tombe à 2 corps

31 tombes vides

Russes

117

Roumains

2

Indochinois

6

Tonkinois

1

Source :

Lieux de mémoire 14-18 en pays de Vermandois, Dominique MORION

Article  et photographies : Sébastien Sartori


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