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Le cimetière militaire
britannique de Vadencourt |
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Plus de 750 000 soldats, marins et aviateurs du Commonwealth perdirent la vie sur le front occidental dont 500 000 en France, pendant la Grande Guerre. Créée par une charte royale, la Commonwealth War Graves Commission adopta la solution du maintien des inhumations sur les lieux des combats. La loi du 29 décembre 1915 permit la cession à titre gracieux à la Nation Britannique de ces lieux. Par un décret présidentiel du 25 septembre 1920, les sépultures des soldats inhumés près des églises ou dans les cimetières communaux furent concédés au titre de concessions perpétuelles. Le nord de l’Aisne, zone d’opérations de la IVème armée Britannique lors de l’enfoncement de la ligne Hindenbourg est ainsi parsemé d’une multitude de cimetières militaires et de tombes isolées. Tous les cimetières ont un aspect identique : une clôture par un muret de pierres ou de briques rouges, une niche à l’entrée qui contient le Register Book qui renferme l’historique du cimetière et la liste des soldats inhumés et le Visitor Book qui permet d’y consigner une réflexion, une marque de son passage,… Les stèles sont toutes identiques en pierre de Portland ou de Hopton Wood. Ce secteur fut pris aux Allemands en avril 1917, perdu un an plus tard et repris en septembre 1918. Ce cimetière contient les corps de 735 Britanniques, 7 Canadiens, 11 Australiens et 7 Indiens ; dont de nombreux inconnus. |
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Tombe d'un soldat indien
Tombe d'un soldat juif |
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Source : Lieux de mémoire 14-18 en pays de Vermandois, Dominique MORION Article et photographies : Sébastien Sartori |