1 GEOGRAPHIE PHYSIQUE

 

 

1 – Situation économique de la commune :

 

                        HOMBLIERES, est située à 6 kilomètres, à l’Est de Saint-Quentin, sur la route nationale n° 30, de Rouen à La Capelle.

 

Son étendue superficielle ; son territoire, son terroir, ses différentes divisions : hameaux, fermes, écarts, dépendances, lieux-dits

 

                        Son étendue superficielle est de  75 hectares

                        Son territoire                      est de 1430 hectares

                        Son terroir                       est de 1355 hectares

 

Homblières n’a, comme division qu’une espèce de hameau, connu sous le nom des Terres- Neuves, et une ferme à l’écart qui a pour nom : l’Espérance

 

2- Indiquer les noms successifs qu’aurait portés la commune

 

                        La commune a, de temps immémorial, porté son nom actuel.

 

3 – Relief du sol : monts ou collines (indiquer à quel système on les rattache), plateaux ou plaines

 

Le sol  est peu accidenté ; on remarque une assez belle plaine (vallée de la Somme – ruisseau d’Homblières) et quelques faibles collines se rattachant aux collines de Picardie.

 

 

 

 

 

4 – Météorologie

 

Le climat est généralement tempéré ; l’air est vif et sain, et le desséchement d’une petite partie marécageuse ne pourrait qu’ajouter encore à la salubrité de l’atmosphère, en la purgeant des brouillards qu’elle y cause. La hauteur du baromètre varie entre 772 mm et 780.

 

5 – Géologie

 

Le sol de la commune est classé parmi les terrains tertiaires c'est-à-dire, parmi ceux dont la formation est la moins ancienne du globe.

Dans la plus grande partie du territoire, apparaît la craie  tantôt au-dessous de quelques autres formations (calcaire, argile, sable) tantôt  (et c’est le plus souvent ainsi qu’on la rencontre à la surface du sol.  Elle est en bancs tellement épais, que la profondeur en est encore inconnue.

                        Cette dernière formation est quelquefois interrompue par des lits d’argile et de silex.

 

6 – Hydrographie : a – fleuves, rivières, ruisseaux etc, b lieux où ces cours d’eaux, etc, c – lieux où ils deviennent flotables, d – lieux où la navigation commence

 

                        1  ruisseau : le ruisseau d’Homblières  qui coule de l’Est à l’Ouest

                        Il a sa source à Homblières, et se jette dans la Somme (rive gauche) à Harly, après seulement 6 kilomètres de cours.

 

7 – Les marais, leur situation, leur superficie, sont-ils en voie de desséchement ?

 

Les marais sont situés à l’Ouest d’Homblières, dans la vallée de la Somme. Ils occupent une superficie d’environ 9 hectares, et sont en voie de desséchement.

 

8 – Les bois et les forêts : leur superficie et leurs principales essences.

 

                        Les bois n’occupant plus aujourd’hui, qu’une superficie de 35 hectares ; ils appartiennent à des particuliers.

                        Leurs principales essences sont le chêne, le bouleau, l’orme et le frêne.

 

 

 

 

 

9 – Faune communale

 

La faune communale est peu nombreuse ; elle se compose d’un assez grand nombre de lapins sauvages, de lièvres, et de perdrix ; de quelques bécasses, renards, loutres, martres, fouines et putois.

 

                        Le porc – et surtout le mouton fournissent, avec la volaille, la presque totalité de la viande que l’on consomme.

 

10 – Flore communale

 

La flore communale est assez nombreuse. Elle comprend principalement : des pervenches bleues, de pâles primevères jaunes, des violettes, la petite véronique bleue, le thym, le serpolet, les blanches marguerites, les renoncules (bouton d’or, boules d’or) le nénuphar, les bleuets, les coquelicots, la bourrache.

                        On trouve aussi, mais en petite quantité, la datura, la digitale et la belladone.

 

11 – Chiffre de la population ; augmente-t-elle, ou diminue-t-elle ? A quelles causes faut-il attribuer ses changements ?

 

La population est de 1200 habitants. Elle tend à diminuer. Cela tient au manque de commerces (tissage) ; on émigre vers la ville pour trouver de l’ouvrage.

 

12 – Nombre de mariages, naissances, et décès dans les dernières années

 

                                                                                  MARIAGES              NAISSANCES                      DECES

 

                                                           1880                           11                               23                               33

                                                           1881                             8                               37                               19

                                                           1882                             6                               33                               29

                                                           1883                           11                               28                               24

 

 

 

 

 

 

 

 

13 – Particularités sur la constitution physique des habitants, leur régime alimentaire, leur longévité, leur caractère, leurs mœurs, leurs jeux, leur usages, leur langage, leur degré d’instruction

 

La constitution physique des habitants – qui sont presque tous des tisseurs – va sans cesse en s’affaiblissant. Cela tient d’abord – et avant tout – au travail dans les caves ; ensuite à la dépravation des mœurs .

 

Leur longévité est rare, bien rare même. Il n’y a presque pas de vieillard. Ainsi, dans une population de 1200 habitants, on ne trouve pas plus de 5 à 6 octogénaires.

 

                        Leur caractère est vif, indépendant (c’est le caractère picard), mais généreux.

 

Les mœurs sont généralement dépravées, corrompues ; elles se ressentent de la proximité de Saint-Quentin, dont Homblières est presque un faubourg.

 

                        Leur principal jeu est le tir à l’arbalète ; il en existe 6 ou 4 sociétés.

 

Ils ont les usages, les habitudes de la ville ; ils aiment à s’amuser ; il n’est pas rare, quand le commerce va bien, surtout, de les trouver 2 ou  3 jours par semaine au cabaret ; le jour des mœurs, en un mot.

 

                        Ils ont pour langage, un patois mitigé qui tend à disparaître, et qui tient du picard.

 

Ils sont peu instruits généralement. La classe ouvrière surtout laisse beaucoup à désirer sous ce rapport. La preuve en est que cette année, sur 16 conscrits, 6 appartenant à cette dernière catégorie sont complètement illettrés

 

 

 

 

                       

 

 

 

 

 

 

2 – GEOGRAPHIE HISTORIQUE

 

 

 

1 – Evènements remarquables dont la commune a été le théâtre

 

                        Néant

 

2 – Personnages célèbres auxquels elle a donné naissance, qui l’on habitée ou qui y ont été inhumés

 

Homblières a été habité par Sainte Hunégonde (née à Lambay – commune d’Urvillers). Elle vivait au 7ème siècle et était abbesse (640) du monastère d’Homblières. Elle y a été inhumée en 680, et exhumée en 954. Elle est en grande vénération dans tout le Vermandois. (Tiré de la vie de Ste Hunégonde – archives paroissiales )

 

3 – Pierres, roches et grottes consacrées par une croyance populaire : a – donner leurs noms, etc   b – a-t-on fait des fouilles, etc ???

 

                        Néant

 

4 – voies gauloises et voies romaines : a – existe-t-il dans la commune quelques parties ? Etc.   - b – direction de ces voies, etc … c – aurait-on découvert, etc. ???

 

                        Néant

 

 

 

 

 

 

5 – Existe-t-il quelque lieu portant le souvenir d’un champ de bataille ? Etc.

 

                        Non

 

 

 

6 – Trouve-t-on dans la commune d’anciens monuments remarquables, etc

 

                        Non

 

7 – A-t-on retrouvé un ancien cimetière ? quel est l’âge des sculptures, quelles sont leurs particularités ?

 

Oui, dernièrement (2 mois à peu près) les sculptures paraissent remonter à l’époque mérovingienne (430 environ) ; (elles indiquent toutes les traces de sépultures païennes ; on a surtout remarqué le corps parfaitement conservé d’une jeune fille, une fourchette, une cuiller, des bracelets, un anneau, et quelques vases.

 

8 – La commune possède-t-elle une ou plusieurs églises ? – leur vocable ; date du patron ; donner la longueur de chaque église (à l’intérieur ) décrire le monument : son style, son âge, ses particularités (sculptures, peintures murales, pierres tombales, tableaux, tapisseries, vitraux, mobilier ancien)

 

La commune de Homblières possédait, avant la Révolution, deux églises, dont une abbatiale, en style gothique (XVè siècle) et très belle, située dans l’enceinte de l’abbaye, et l’autre en dehors de l’enceinte, et qui était alors l’église paroissiale, ou simplement chapelle de cimetière.

 

La lère fut détruite de fond en comble en 1793. Il ne reste que la seconde longue de 30 mètres, sans style ni forme régulières. Elle se composait primitivement de deux énormes ou informes murailles, percées de quelques petites fenêtres dans le haut, et mesurait seulement 24 mètres de long et 6 mètres de large. Restée seule à la restauration du culte, elle était insuffisante de beaucoup pour une population de 1400 habitants ; tiré des archives paroissiales on l’agrandit en construisant un petit sanctuaire, puis deux bas côtés – bas dans la force du terme – qui ne communiquaient avec la nef que par des arcades aussi basses percées dans les deux murailles primitives ;

 

 

 

 

 

 

Plus tard, une restauration un peu plus intelligente, et avec quelques formes agréables, fut commencée, mais non continuée ; de sorte que cette église dans laquelle on descend de trois marches, est faite de pièces et de morceaux et est très humide et très incommode

 

 

Elle est sous le vocable de Saint- Etienne  (ler martyr) dont la fête tombe le lendemain de Noël. En fait de sculptures, on y remarque  la chaire, qui n’est pas ordinaire, huit bas reliefs ou panneaux, dont quatre ont trait à la naissance du Sauveur et les quatre autres à la vie de St Antoine.

 

Mais ce qu’elle possède de plus riche est une grande châsse en cuivre ciselé et émaillé renfermant les ossements de Ste Hunégonde, ancienne abbesse d’Homblières et patronne du pays.

 

                        On célèbre la fête très solennelle de la translation de ses reliques le ler dimanche de juillet.

 

 

9 – Y-a- t- il dans la commune une ancienne abbaye ? Qu’en reste-t-il ? A quel ordre religieux appartenait-elle ?  (voir l’annexe ci-jointe)

 

Il y a eu à Homblières, une célèbre abbaye, qui datait du 6è siècle, et dont il ne reste que des fondations souterraines, des caves, et le portail, qui est magnifique. Elle appartenait primitivement à des religieuses. En 958, elle fut cédée aux religieux de St Benoît, aux Bénédictins. Avant la Révolution, elle était habitée par des religieux de Prémontré, dont un des survivants, le révérend père Briet était curé de Rouvroy et desservant d’Homblières, au commencement de ce siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 – Décrire les chapelles isolées

 

                        Néant

 

11 – Hospice ou hôpital : - revenus, description des bâtiments, histoire de l’établissement

 

                        Néant

 

12 – Y a-t-il eu une maladrerie ? Faire connaître les traditions qui s’y rattachent

 

                        Néant

 

13 – Dans le cimetière actuel, signaler les calvaire, croix ou inscriptions

 

Le cimetière ne possède aucun tombeau, aucune inscription remarquable. Il n’y a qu’un calvaire, assez beau, dont la croix est en fer. Il fut érigé en 1867 à la suite d’une mission.

 

14 – Existe-t-il une fontaine visitée par les malades ? etc.

 

                        Néant

 

15 – s’il existe un arbre célèbre, faire connaître son origine et sa légende

 

                        Néant

 

16 – S’il existe una ancien château, dire s’il est fortifié ; en donner les dimensions, la description, l’histoire ; rapporter les traditions populaires qui s’y rapportent.

 

Il existe à Homblières un château mais un château bourgeois  qui date de la fin du siècle dernier (vers 1785) ; il est

 

 

 

 

construit sur l’emplacement de l’ancienne abbaye. Son parc en représente exactement les limites – (30 hectares) –

 

Différentes familles l’ont habité, notamment M. BOITELLE, d’abord préfet de l’Aisne, puis préfet de police sous l’Empire.

 

Aujourd’hui, il est habité par la famille ARPIN-PAILLETTES, de Saint Quentin.

 

17 – Faire l’inventaire des documents historiques de toute nature qui se trouvent dans les archives communales, paroissiales, dans les notariats, ou chez les particuliers

 

                        Les archives paroissiales renferment la vie de Ste Hunégonde, faite par l’abbé Bernier (l er abbé) en l’an 1000.

                        Enfin un particulier  possédait il y a quelques années une célèbre histoire de l’abbaye d’Homblières.

                        Cette histoire fait actuellement partie des archives départementales.

 

18 – Les écoles : leur ordre d’enseignement, sont-elles ecclésiastiques ou laïques ? Date de leur fondation,  nombre d’élèves, description des batiments, historique de l’instruction dans la commune

 

                        Homblières possède trois écoles :

 

-         une école de garçons

-         une école de filles

-         une école maternelle.

 

Toutes trois, d’enseignement primaire, sont laïques.

 

La 1è (école de garçons) date de la Révolution de 1848. Elle compte environ 75 élèves, et est installée dans une maisn, de très belle apparence, munie d’une horloge communale, d’un jardin d’agrément fermé par une grille de fer, d’un jardin potager entouré de murs, et d’une petite cour, fermée également comprenant un préau couvert et un bûcher.

 

Cette maison se compose de 8 pièces, dont 5 servent de logement à l’instituteur et à l’instituteur adjoint, l de mairie, l de cabinet de greffier, et enfin l (longue de 12 m, large de 8m bien éclairée et bien aérée) d’école.

 

 

 

Cette dernière pièce comprend 2 classes : celle du maître,  et celle de l’adjoint, séparées par une cloison en briques.

 

 

 

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La 2e (école de filles) date comme la lère de 1848. Elle compte environ 65 élèves et est installée dans une ancienne manufacture – très belle maison d’ailleurs parc en premier) comme la lère aussi, elle se compose de 8 pièces dont 6 servent de logement à l’institutrice et à la directrice de l’école maternelle, 1 (assez grande, mais basse et mal éclairée,)  d’école de filles, et enfin 1 (toute petite) d’école maternelle.

 

L’école de filles, comme l’école de garçons, renferme une cour fermée avec préau couvert et bûcher, et un jardin potager entouré de murs.

 

 

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Quant à la 3è (école maternelle) elle est installée provisoirement dans une des pièces de l’école des filles. (voir plus haut) Elle compte une cinquantaine d’élèves et date de 1852 (mais avec interruption de 25 ans).

 

 

 

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Tiré des archives de la paroisse.  Primitivement, l’instruction a été donnée à l’école monastique  par des religieux de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

Quelques années après la Révolution de 1793, vers 1796, fut fondée une école mixte  qui dura jusqu’en 1848.

 

A cette époque, furent établies les deux écoles spéciales qui existent aujourd’hui, et dont l’une (celle des filles) fut pendant 5 ou 6 ans, dirigée par des congréganistes.

 

 

Vers l’an 1852, M. BOITELLE, dont il est déjà question, d’autre part, et qui possédait alors le château actuel  à Homblières établit, dans un local lui appartenant, une école maternelle , qu’il payait de sa bourse.

 

Quatre ans plus tard, en 1856, ayant vendu ses propriétés pour quitter définitivement Homblières, cette école maternelle disparut. Elle fut rétablie par la commune en 1881.

 

 

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3 – GEOGRAPHIE ECONOMIQUE

 

         1 – Etat des terres : assolement, jachères, principaux instruments aratoires, engrais , céréales

 

            Les terres sont généralement de médiocres qualité.

 

            L’assolement qui prédomine est l’assolement triennal ;

 

            Il n’y a plus, ou presque plus de jachères.

 

            Les engrais le plus souvent employés sont les engrais mixtes ou composés. On emploie aussi, mais en petites quantités,                      les engrais végétaux et animaux.

 

Les principaux instruments aratoires sont des instruments tout ordinaires : herse, rouleau , semoir, brabant et extirpateur. Sous ce rapport, Homblières est en retard avec les pays voisins.

 

Les principales céréales sont : le blé, le seigle, l’orge, l’avoine  et le mais .

 

2 – Prairies naturelles ou artificielles, vaines pâtures (usages existants au sujet des pâturages

 

Il y a une prairie naturelle de 3 hectares environ (vallée de la Somme, ruisseau d’Homblières, et un assez grand nombre de prairies artificielles.

 

Les vaines pâtures  n’existent plus depuis que la prairie naturelle est louée.

 

 

 

 

3 – Les étangs

 

Le parc du château renferme un assez bel étang de 250 mètres de long sur 20 m de large, traversé par le ruisseau d’Homblières, et alimenté par 2 puits artésiens.

 

4 – Les arbres fruitiers et la vigne

 

Depuis l’hiver rigoureux de 1879 – 1880, il n’y a plus, pour ainsi dire d’arbres fruitiers, principalement des pommiers.

On ne cultive presque pas la vigne.

 

5 – Le houblon, la betterave

 

Néant – une centaine d’hectares environ, sont cultives en betteraves.

 

6 – cultures de toutes espèces

 

Lentilles, féveroles, hivernage, pommes de terre, carottes, navets, colza, oeillettes.

 

7 – les défrichements

 

Un défrichement d’environ 200 hectares a eu lieu en 1854. Un peu avant cette époque, M. BOITELLE avait fait défricher le parc du château.

 

8 – les biens communaux

 

La commune possède le Marais (19 hectares) et la prairie (3 hectares).

 

9 – Les animaux domestiques : chevaux, mulets, ânes, bêtes à cornes ou à laines, chèvres, porcs, les abeilles – les animaux nuisibles et les insectes utiles

 

On compte à Homblières environ :

 

 

 

 

210 chevaux, 6 ânes, 220 bêtes à cornes, 1000 bêtes à laine, 10 chèvres, 160 porcs, et une soixantaine de ruches.

 

Comme animaux nuisibles, il faut citer : les souris, les rats, (en assez grande quantité) les putois, les fouines, les lapins sauvages, les renards, les martres, les loutres etc.  - pas d’insectes utiles

 

 

10 – La chasse et la pêche – leurs produits, les conditions auxquelles elles sont soumises

 

La chasse rapporte en moyenne à la commune et par an 300 f et à l’hospice de Saint Quentin 150 f (chasse louée sur 45 ha lui appartenant) c’est une chasse sans condition.

 

11 – Société agricoles, agences, etc

 

Néant

 

12 – Carrières, minières et mines

 

Une carrière calcaire remontant à une origine déjà ancienne (400 ans environ)/

 

13 – Usines et manufactures : condition des ouvriers

 

1 – râperie dépendant de la sucrerie d’Origny Ste Benoîte et un moulin à vapeur en repos (4 paires de meules) la condition des ouvriers de tissage est précaire, celle des autres ouvriers est meilleure.

 

 

 

 

 

 

 

               

 

ANNEXE

 

 

 

                    Sainte Hunégonde fondatrice de l’abbaye d’Homblières naquit à Lambais près de Ribemont de parents très nobles. Après la mort de St Eloy son parrain, on la promit, contre son gré à un gentilhomme du voisinage nommé Eudalde. Afin de rompre ce mariage, elle l’engagea à l’accompagner dans un pèlerinage de Rome. Lorsqu’elle fut arrivée dans cette ville, elle fit tant d’instances auprès d u pape, qu’elle en obtint le voile et la liberté de se consacrer à Dieu. Eudalde, outré de se voir joué, abandonna brusquement Hunégonde et revint en France. La Sainte ayant satisfait à sa dévotion, retourna dans le Vermandois, ajoutant des jeûnes très austères aux fatigues du voyage, et se retira au monastère d’Homblières.

                           

                            On ignore en quel temps et par qui il avait été construit ; on sait seulement qu’il était destiné pour des filles sous l’invocation de la Ste Vierge, et que Ste Hunégonde l’ayant doté de tus ses biens, en fut la première abbesse. La vie édifiante, qu’elle y mena toucha Eudalde, qui se dévoua au service de ce monastère, lui donna tout ce qu’il possédait, et y fut enterré par les soins de Ste Hunégonde, qui mourut elle-même sur la cendre et le silice le 25 août 690.

 

                            Le désordre et le relâchement s’introduisirent dans cette maison au Xè siècle ; Berthe, veuve pieuse qui de religieuse de St Pierre de Reims fut nommée Abbesse d’Homblières, mit tous ses soins à y rétablir la discipline et la régularité. Elle chercha le corps  de Ste Hunégonde, qui en 946, après bien des jeûnes, des veilles et des larmes, fut enfin trouvé, levé de terre et exposé à la vénération publique. Les travaux de Berthe eurent peu de succès ; le scandale ne fut arrêté qu’en substituant des moines aux religieuses. En 948, Louis d’Outremer autorisa ce changement par un diplôme donné à la sollicitation d’Albert, Comte de Vermandois, d’Eilbert et d’Hersinde son épouse qui réparèrent l’abbaye.

 

                            Il parait qu’Eilbert tenait cette maison à tire de bénéfice ; il la rendit au comte Albert de qui il l’avait reçue. Le comte en fit présent au roi qui la prit sous sa protection et la soumit à perpétuité à un abbé régulier : Bernier premier abbé en prit possession avec des religieux à St Remy de Reims. Il a écrit la vie de Ste Hunégonde et l’histoire de la translation de ses reliques, qui

 

 

 

 

                            Fut accompagnée de guérisons miraculeuses. Il envoya en 964 une partie de ses religieux à St Quentin en l’Isle, pour remplacer les chanoines. Dom Antoine Thuret mort prieur d’Homblières était bon généalogiste : il a publié en 1687 une table chronologique et généalogique de nos Rois, et une autre des Rois d’Espagne, l’an 1705.

 

 

 

                            (Extrait de l’histoire ecclésiastique et civile du Diocèse de Laon et de tout le pays contenu entre l’Oise et la Meuse, l’Aisne et la Sambre, par D. Nicolas LE LONG, religieux  Bénédictin de la Congrégation de St Vanne et de S. Hydulphe)

 

 

 

 

                            Fait à Homblières, le 1er mai 1888

 

 

                            L’instituteur   (signé L. DIVIAU ????)