MONOGRAPHIE

BRAY-EN-THIERCHE


Département de l’Aisne

Arrondissement de Vervins

Canton de Vervins

 

Commune de Braye

 

Géographie physique

 

1° situation astronomique de la commune. Son étendue superficielle ; son territoire ; son terroir ; ses différentes divisions : hameaux, fermes, ???, dépendances, lieux-dits.

 

La commune est située dans la 36e’ 27’’ et la 41e’ 15’’ du premier degré de longitude et dans la 47e’ 15’’ et la 50e’ 36’’ de latitude N. Son étendue superficielle est de 916ha 40a 23. Son territoire est de 583ha 40a 23 et l’étendue de son terroir est de 562ha 96a 33. Elle comporte trois hameaux qui sont : 1er la Vergenette, 2e le Val Saint Pierre et 3e la Corrérie.

Les principaux lieux-dits sont : les monts, la croisette, le Beau Faux, la grand’Bonde, la sablière, le Fond Delva et les Etangs.

 

2° Indiquer les noms successifs qu’aurait portés la commune.

 

On ne trouve rien qui indique que la commune ait porté un autre nom que celui de Braye, ou Brayum en Therascia (village de l’ancienne Thiérache).

 

3° Relief du sol : monts, collines (indiquer à quel système on les rattache) ; plateaux et plaines.

 

Monts entre la Brune et le Hutteau (son affluent) au nord, et colline entre la Brune et le ruisseau du Val St Pierre, appelé communément ???. La plus grande partie du territoire occupe les principales rampes de la vallée de la Brune. Au centre du village, on peut évaleur l’altitude à 174 mètres : le plateau de la Vergenette est situé sur une espèce de petit plateau.

 

4° Météorologie.

 

L’hiver est ordinairement plus humide et brumeux que froid et la neige ne s’ajourne pas d’habitude longtemps sur le sol.

La commune est presque toujours préservée des orages par la forêt du Val St Pierre.

 

5° Géologie.

 

Son sous-sol calcaire est recouvert d’une forte couche de terre végétale, composée d’argile mélangé de sable silicieux, en proportion variable. Cette couche qui varie de quelques centimètres à plusieurs mètres, est propre à la culture des céréales.

 

6° Hydrographie : Fleuves, rivières, ruisseaux : leur direction dans la commune, lieux où ces cours d’eau prennent leur source. Lieux où ils deviennent flottable. Lieux où la navigation commence.

 

1er la rivière la Brune, qui prend sa source à Brunehamel et qui coule de l’E. à l’O.. Dans son trajet sur le territoire de la commune ce cours d’eau se grossit du produit de diverses sources et fontaines dont les principales sont celles des Etangs de Ramouzy (Nampcelles), de celle du Château et celle du Trou.

La Brune conduit la presque totalité de ses eaux dans le ??? du moulin de Braye, dont elle est le seul moteur.

2ème le ruisseau du Val St Pierre, qui coule dans la même direction et qui prend sa source au pied de la forêt, lieu-dit l’Abbaye. A 500 mètres de sa source il est grossi par l’importante fontaine des margrignes. On trouverait beaucoup de coquillages en creusant dans la vallée des Etangs de la Corrérie.

Au moment des grandes pluies ou de la fonte des neiges, le fossé Royenne, le fossé colas Derriezt et le fossé des creutes reçoivent des points élevés du territoires des eaux qui tombent soient dans la Brune (les deux premiers) soit dans le ruisseau du ???.

Ni l’un ni l’autre ne sont flottables.

Enfin, le système des eaux appartient au bassin de la Serre et, par suite, à celui de l’Oise.

 

7° Les marais : leur situation, leur superficie, sont-ils en voie de dessèchement.

 

Il n’y a pas de marais sur le territoire de la commune.

 

8° Les bois et les forêts : leurs superficies et leurs principales essences.

 

La forêt du Val St Pierre, située au sud de la commune, embrasse une superficie totale de 787ha 77 ares dont 333ha sont sur le territoire de la commune.

Les principales essences sont : le chêne ??? et pédonculé, le hêtre, le charme, le frêne, l’érable sycomore, l’orme à petites feuilles, le merisier, le tremble, le bouleau, l’aulne, le tilleul à petites feuilles, et qq rares châtaigniers ; le tout remarquable par sa végétation. Des chênes et des hêtres de 4m50 de tour n’y sont pas rares.

 

9° Faune communale.

 

Le cheval, le bœuf, la vache et le mouton.

 

10° Flore communale.

 

[Paragraphe barré] A part le pêché et l’amandier, on cultive en plein vent toutes les variétés ordinaires d’arbres fruitiers ; mais la vigne y fait complètement défaut.[fin de paragraphe barré].

La réponse est après la 13ème question.

 

11° Chiffre de la population : augmente-t-elle ou diminue-t-elle ? A quelles causes faut-il attribuer ces changements ?

 

464 habitants.

La population diminue chaque année, parce que les jeunes gens émigrent vers les villes pour se livrer au commerce ou à l’industrie.

 

12° Nombre de mariages, naissances et décès dans les dernières années.

 

En moyenne, depuis dix ans, il y a eu par année 4 mariages, 11 naissances et 11 décès.

 

13° Particularités sur la constitution physique des habitants, leur régime alimentaire, leur longévité ; leur caractère, leurs mœurs, leurs jeux, leurs usages, leur langage, leur degré d’instruction.

 

Les habitants sont généralement d’une bonne constitution. Ils vivent du produit du sol et consomment avec modération du bœuf et du porc. Leur vie est en moyenne de 57 ans (moyenne des 10 dernières années). Ils ont un caractère franc et expansif. Ils sont laborieux et aiment peu les divertissements. Comme usages, ils se livrent, pour la plupart, aux travaux agricoles et à ceux de la forêt. Leur langage tient du patois picard et thiérachien quand à leur instruction, elle peut passer pour une bonne moyenne.

 

10° Flore communale.

 

Les liserons, la bourrache, l’ortie blanche, le lierre terrestre, le thym, la menthe, la campanule, le sureau, le chèvre-feuille, le lilas, le troëne (arbrisseau à petites fleurs blanches qui vient dans  nos haies, son fruit est une petite cerise noire, le gratteron, la pâquerette, la chrysanthème ou grande marguerite, la camomille, le pissenlit, la chicorée sauvage, le chardon, le ???, l’églantier, l’épine noire, le cerisier, l’aubépine, la renoncule, les vesces des champs, la luzerne, le trèfle, le genet à balai, le cresson, le primevère, le céléri, le persil, le cerfeuil, la petit ciguë, le gui, le coudrier, le saule, la jacinthe, le glaïeul, le vulpin, le ray-grass, le roseau, le plantain d’eau, l’arum (curé), la fougère et la violette.


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Commune de Braye

 

Géographie historique

 

1° Evénements remarquables dont la commune a été le théâtre.

 

Néant.

 

2° Personnages célèbres auxquels elle a donné naissance, qui l’ont habitée ou qui y sont inhumés.

 

Néant.

 

3° Pierres, rochers, grottes consacrées par une croyance populaire. Donner leurs noms, leurs dimensions : en faire la description ; raconter les légendes qui s’y rattachent. A-t-on fait des fouilles dans leur voisinage et qu’ont-elles fait découvrir ? (couteaux, hâches, hâchettes et flèches en pierre ou en métal, etc.)

 

Néant.

 

4° Voies gauloises et voies romaines. En existe-t-il dans la commune quelques parties ? Donner leurs noms, indiquer les traditions qui s’y rattachent. La direction de ces voies dans la commune ; autres lieux qu’elles traversent, aboutissent-elles à un camp romain ?

 

Il existe encore sur la partie sud-ouest de la commune quelques parties d’une voie romaine que l’on appelle le chemin des romains. Elles vont du N.E. au S.O.

Elles traversent la forêt du Val St Pierre.

Elles sont aujourd’hui boisées dans la forêt. La voie allait de Vervins à Reimes.

 

Aurait-on découvert sur leur parcours des colonnes ou des pierres milliaires portant des inscriptions ?

 

Non.

 

5° Existe-t-il quelque lieu portant le souvenir d’un champ de bataille ? Quelles découvertes y aurait-on faites ? (monnaies, armes, poteries, figurines en terre cuite ou métal).

 

Non

 

6° Trouve-t-on dans la commune d’anciens monuments remarquables, murailles très épaisses, statues ou fragments de figurines en pierre ou en bronze ?

 

Non

 

7° A’t-on retrouvé un ancien cimetière ? Quel est l’âge des sculptures, quelles sont leurs particularités ?

 

Dans la forêt du Val St Pierre, lieu-dit la Grande Barrière (territoire de Braye) on a retrouvé, il y a environ 10 ans, les traces d’un ancien cimetière gaulois et à 30 et 40 centimètres de profondeur, on a découvert des silex indiquant la forme de tombes dont l’une, trouvée par le Brigadier forestier contenait une bouteille en verre, 2 petits pots, 2 petites tasses en terre cuite, un autre plus grand pot renfermant les cendres du mort,  et différents biblots, le tout recouvert d’une patène en bronze. Ce tumulus était lui-même protégé par du silex.

 

8° La commune possède-t-elle une ou plusieurs églises ? Leur vocable, date du patron ; donner la longueur de chaque église (à l’intérieur). Décrire le monument : son style, son âge, ses particularités (sculpture, peinture murale, pierres tombales, tableaux, tapisseries, vitraux, mobilier ancien).

 

La commune ne possède qu’une seule église placée sous le vocable de saint Marcellin, St Pierre et St Erasme dont on célèbre la fête le 14 juin. Si l’église, qui a 27m50 de long et bâtie en forme de croix, a été construite par les soins des religieux du Val St Pierre, comme tout le fait penser il n’y a rien dans le style de cet édifice qui rappelle l’époque de sa construction. On remarque au portail deux chapiteaux en pierre qui supportent une ogive. C’est là tout le style.

Donc, rien d’intéressant à signaler, si ce n’est deux panneaux en relief (1m40 sur 1m10) exécutés par les moines, dont l’un représente le Sauveur debout, tenant dans ses mains la boule du monde, et l’autre un cénobite, ceint d’une corde et la tête rasée, tenant à la main droite un jouet, comme pour rappeler la sévérité de la discipline monastique.

 

9° Y a-t-il dans la commune une ancienne abbaye ? Qu’en reste-t-il ? A quel ordre religieux appartenait-elle ?

 

Sur l’emplacement de l’ancienne abbaye du Val St Pierre, appartenant aux religieux de l’ordre des chartreux, et bâtie au fond d’une vallée en 1140, par Renault, seigneur de Rozoy, on remarque encore les fenêtres des cellules des moines et d’autres constructions contiguës, qui sont aujourd’hui converties en fermes. Un peu plus haut, vers le nord, il existe aussi un petit pavillon isolé, habité par un ouvrier. En face, en gagnant par le bois, on trouve également une belle voûte de 200m de long, très solide, en briques, construite par les moines, à l’effet de détourner les eaux pluviales venant de la forêt, et qui auraient pu les incommoder.

Il ne reste du second emplacement qu’un massif de cellules, formant l’angle d’un vaste bâtiment démoli lors de la révolution, car les moines ayant remarqué que leurs première habitation n’était pas assez saine, l’abandonnèrent et allèrent en construire une autre sur le sommet de la colline, à 500m au nord de la précédente.

 

10° Décrire les chapelles isolées.

 

Il existe au hameau de la corrérie, derrière la brasserie de MM. Leroy-Dubuquoy, une petite chapelle tout à fait moderne due à la générosité d’une famille et qui porte le nom de Notre Dame du Bon Secours.

Elle est entourée de quatre sapins et mesure 4m carrés de surface sur une élévation de 4m.

 

11° Hospice ou hôpital ; noms des fondateurs ou bienfaiteurs, revenus, description des bâtiments, histoire de l’établissement.

 

Néant.

 

12° Existe-t-il une maladrerie ? Faire connaître les traditions qui s’y rattachent.

 

Néant.

 

13° Dans le cimetière actuel, signaler les calvaires, croix ou inscriptions curieuses.

 

Néant.

 

14° Existe-t-il une fontaine visitée par les malades ? Nature des maux dont la guérison lui est attribuée. Souvenirs et légendes qui se rattachent à cette fontaine.

 

Néant.

 

15° S’il existe un arbre célèbre, faire connaître son origine et sa légende.

 

Néant.

 

16° S’il existe un ancien château, dire s’il est fortifié ; en donner les dimensions, la description, l’histoire. Rapporter les traditions populaires qui s’y rapportent.

 

Dans la partie Est de la commune il existe un ancien château fortifié dont les restes forment un angle droit, avec une vieille tour crénelée au sommet. Le côté du levant a une longueur de 45 mètres, et celui du nord 40m.

En face et à 4m en bout de l’aile du nord, il reste une seconde tour de 46m de circonférence, un peu lézardée, mais relativement bien conservée. Ces anciennes constructions forment aujourd’hui trois habitations distinctes, avec cour commune. Le tout entouré d’un large fossé en partie rempli.

Sous la partie du levant, on remarques non seulement des caves, et des cachettes, mais encore des souterrains, en parties fondus, dont les uns se dirigent au levant vers l’ancien bois du Plouy, et un autre, dans le sens inverse, qui semble aboutir à la ruelle des leups (ravin boisé).

Ce château a été possédé longtemps par des seigneurs appartenant à la famille des De Fay.

En 1200, on trouve comme seigneurs de Braye, Eudes, chevalier de Braye, Vidèle, sa femme et Jacques, frère d’Eudes.

Vers 1230, Herbert, chevalier de Braye, enfant, Jean, clerc.

1235, Gauthier, seigneur de Braye : fils de Guillaume de Neilly, chevalier et de Mathilde sa femme.

1290, Gaucher, châtelain de Noyon et Morofle, seigneur de Braye par sa femme Marie de Coucy.

1666 Robert de Fay d’Athies, seigneur de Soize, avec Charles et Claude de Fay, aussi seigneurs de Soize et de Braye, le premier conservé dans sa noblesse par M. Dorien, intendant de Soissons en 1667.

Marie du Fay d’Athies, fille de Claude

9 août 1672 est née Elisabeth du Fay d’Athies, fille de Robert.

1680 Gabrielle Claude du Fay, id.

avril 1682 Angélique du Fay, id.

9 juillet 1683 Antoine du Fay, id.

10 janvier 1683 Anne du Fay d’Athies veuve de Charles Ravaux, s’est remariée avec Pierre Cordier, meunier à Braye.

19 février 1685 nés François et Charlotte du Fay, fils et fille de Robert.

6 juin 1688 décès de Robert du Fay d’Athies, dont le corps a été inhumé dans la chapelle de Ste Anne, de l’église de Braye.

1er xbre 1688 Messire Charles du Fay d’Athies, seigneur de Braye, épouse Françoise Danzel. Plus tard leur fils est inhumé dans la chapelle Ste Anne.

13 juin 1691 décès de Marie Dufay veuve d’André Faury.

13 mai 1693 décès de Marie d’Artaise, veuve de Robert du Fay.

La plupart des membres de cette famille ont été enterrés dans la chapelle Ste Anne. En effet, en 1827, quand on rasa cette chapelle pour en construire une autre, on trouva dans les fondations une pierre tombale sur laquelle étaient gravés ces mots : de Fay. Les ossements furent déposés précieusement sous l’autel de la nouvelle chapelle et la pierre sépulcrale est aujourd’hui de degré à l’entrée du cimetière de Braye. Le nom, les inscriptions latines et les fleurs de lys sont effacés.

Après 1693 on ne trouve plus de trace de la famille des de Fay.

On connaît une ancienne tradition populaire se rapportant à l’ancien château dont on ignore même la date de la construction.

 

17° Faire l’inventaire des documents historiques de toute nature qui se trouve dans les archives communales, paroissiales, dans les notariats ou chez les particuliers.

 

On ne trouve absolument rien.

 

Les écoles : leur ordre d’enseignement ; sont-elles ecclésiastiques ou laïques ? Date de leur fondation, nombre d’élèves, descriptions des bâtiments. Historique de l’instruction dans la commune.

 

De temps immémorial il y a eu dans la localité une école primaire laïque commune aux garçons et aux filles comptant en moyenne 70 à 75 élèves. Du mois de 9bre 1844 au mois de février 1847, il s’établit une école privée qui enleva la majeure partie des enfants à l’école communale. De 1847 au mois d’avril 1876, l’école redevint mixte. A cette dernière date, les sexes ont été séparés, et chaque classe compte aujourd’hui un maximum de 32 à 35 enfants. Les deux écoles sont laïques.

La maison d’écoles des garçons fait partie d’un corps de bâtiments comprenant le logement de l’instituteur et la mairie. La façade est au midi, deux fenêtres pour la classe, avec porte d’entrée sur une petite cour, au levant.

Les filles sont définitivement installées dans une maison nouvellement appropriée. Elle se trouve au fond d’une petite cour carrée, entourée de murs surmontés d’une grille. L’ensemble du bâtiment comprend le logement de l’institutrice et la classe, qui est éclairée par 2 fenêtres au midi et 3 au levant.

L’instruction se développe de plus en plus dans la commune, et l’on constate avec satisfaction que depuis nombre d’années presque tous les jeunes gens des deux sexes savent lire et écrire.


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Commune de Braye

 

Géographie économique

 

1° Etat des terres ; assolement, jachères, engrais, principaux instruments aratoires ; les céréales.

 

Assolement biennal. Grâce à l’introduction des prairies artificielles, l’assolement triennal est abandonné. La jachère est supprimée et une amélioration immense s’est opérée dans l’économie agricole.

Nos cultivateurs ne connaissent que l’engrais mixte, ou fumier.

Les principaux instruments aratoires sont le brabant, l’extirpateur, la herse, le rouleau en fonte, en pierre ou en bois, le croskill

Les céréales sont : le blé, l’avoine, les féveroles, l’orge et le ??? et le seigle (peu).

 

2° Prairies naturelles ou artificielles, vaines pâtures ; usage existant au sujet des pâturages.

 

Il y a sue le territoire de la commune environ 50 hectares de prairies naturelles et, en moyenne, chaque année 105ha de prairies artificielles. La vaine pâture n’existe plus ; mais après l’enlèvement des foins (1er juillet) un vacher communal conduit indistinctement les bêtes à cornes dans les près des particuliers.

Quant aux moutons, les cultivateurs ou fermiers font pâturer chacun leur champs respectifs

 

3° Etangs.

 

Il n’y en a pas.

 

4° Les arbres fruitiers et la vigne.

 

A part le pêcher et l’amandier, on cultive en plein vent toutes les variétés ordinaires d’arbres fruitiers ; mais la vigne y fait complètement défaut.

 

5° Le houblon, la betterave.

 

On ne récolte pas de houblon, et si l’on cultive annuellement 12 hectares de betteraves, une petite moitié, à peine, est destinée à la fabrication du sucre ; et l’autre partie est dédiée à la nourriture des animaux (vaches, moutons, porcs).

 

6° Cultures de toutes espèces.

 

Après les céréales, les prairies naturelles et les plantes fourragères, il n’y a plus guère que la pomme de terre et les carottes qui méritent d’être signalées. Les autres cultures sont trop peu importantes pour qu’il soit nécessaire de les mentionner.

 

7° Les défrichements.

 

En 1856, on a défriché 90 ares de bois qu’on a convertis en terre labourables.

 

8° Les biens communaux.

 

La commune n’en possède point.

 

  Les animaux domestiques ; chevaux, mulets, ânes, bêtes à cornes ou à laine, chèvres, porcs ; les abeilles. Les animaux nuisibles et les insectes utiles.

 

On compte ordinairement, tant chez les principaux cultivateurs que chez les particuliers de la commune 95 chevaux, 10 ânes, 120 bêtes à cornes, 950 moutons, (dans 3 fermes), 11 chèvres, 90 porcs (environs) et 30 ruches d’abeilles.

Les animaux nuisibles sont : le renard, la fouine, le blaireau, la belette et le putois. En fait d’insectes utiles, nous n’avons que les abeilles.

Les porcs et les moutons sont plus livrés au commerce que les jeunes chevaux, qui sont de préférence employés au service de l’agriculture.

 

10° La chasse et la pêche. Leurs produits, les conditions auxquelles elles sont soumises.

 

La chasse est laissée libre pour ceux qui sont munis d’un permis, et elle peut rapporter environ 80f par an à la commune.

Quant à la pêche, elle est considérée comme nulle depuis 27 ans que le poisson a complètement disparu.

 

11° Sociétés agricoles, agences, comices, foires, marchés, francs, abattoirs.

 

Réponse négative pour la commune.

 

12° Carrières, mines et minières.

 

Néant.

 

13° Usines et manufactures : conditions des ouvriers.

 

Comme usines, la commune possède :

1er un moulin sur la rivière la Brune faisant du blé farine, monté à l’anglaise, avec 3 paires de meules dont une dormant.

2ème deux brasseries, dont une importante au hameau le la corrérie, et l’autre au centre du village. La 1ère peut fabriquer 200 hectolitres de bière par mois, tandis que la seconde en fait à peine 10.

Ces 3 usines sont exploitées par des propriétaires qui n’emploient pas d’ouvriers.


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Instruction primaire

Traitement de l’instituteur

 

Commune de Braye

 

Extrait du registre des délibérations du conseil municipal.

 

Cejourd’hui neuf mai mil neuf cent trente,

Le conseil municipal de la commune de Braye réuni en vertu de l’autorisation de Mr le Préfet du département de l’Aisne, en date du vingt sept mars dernier.

Vu l’ordonnance du roi du quatorze février dernier, et l’arrêté de Mr le Préfet du trente mars suivant, a arrêté ce qui suit :

1° l’école primaire actuellement existante dans une partie du logement appartement à l’instituteur est maintenue.

Il ne sera fait aucun nouveau frais pour son établissement.

2° le traitement fixe de l’instituteur payé jusqu’à ce jour en argent est maintenu et est élevé à la somme totale annuelle de trois cents cinquante francs, qui réunie aux émoluments éventuels qu’il pourra obtenir des élèves payant portera son établissement à la somme de cinq cents francs, somme à la vérité faible pour pourvoir à la subsistance de l’instituteur et sa famille.

3° la commune ne possédant aucun revenu et n’ayant pas fait de bureau de bienfaisance, il sera admis gratuitement à l’école sept enfants de la classe indigente lesquels seront reconnus par le conseil municipal.

4° le taux de la rétribution mensuelle est divisé en trois classes et fixé comme il suit :

La première 60 centimes

La seconde 50 centimes

Et la troisième 40 centimes.

5° enfin la commune n’ayant aucune ressource pour faire face au payement annuel de la somme de trois cents cinquante francs ci-dessus, il y sera pourvu au moyen d’une imposition qui sera dotée pour cinq années conformément à l’article 5 de l’ordonnance précitée.

Au même instant le conseil municipal s’est adjoint les plus forts contribuables dûment convoqués à cet effet, conformément aux articles 39, 40 et 41 de la loi du 15 mai 1848.

 

L’assemblée a déclaré consentir et voter formellement son addition aux contributions directes ordinaires des années mil huit cent trente et un, 1832, 1833, 1834 et 1835. L’imposition d’une somme de trois cent cinquante francs pour le traitement de l’instituteur.

 

Fait et délibéré.