Morsain
Situation.
Morsain, village du canton de Vic sur Aisne, appartient à l’arrondissement de Soissons. Il est situé sur le 49° 30 minutes de latitude nord et sur le 0° 54 minutes de longitude orientale.
Les limites sont : au nord, l’arrondissement de Laon ; à l’est, la commune de Vézaponin ; au sud, celle de Nouvion-Vingré ; et à l’ouest, les communes d’Autrêches (Oise) et de Vassens, arrondissement de Laon.
Morsain est situé dans une riante vallée, surmonté de collines à l’aspect agréable.
Les divers hameaux dont il est composé s’étendent dans les nombreuses sinuosités de la vallée du rû d’Hosier et du rû de Vassens. Un vaste et fertile territoire fait la richesse du pays et pourvoit à l’occupation de la majorité de ses habitants.
Etendue.
La superficie est de 1402 hectares 84 ares 90. Le sol est accidenté.
La population de la commune de est de 696 habitants, qui se décompose ainsi :
Morsain, (chef-lieu) 253 habitants.
Vaux, (hameau) 119 //
La salobrée, (ferme) 3 //
Ouilly, (hameau) 133 //
Forêts, (ferme) 5 //
Berlinval, (hameau) 54 //
Heury, (hameau) 60 //
Commelencourt, (hameau) 40 //
Le Moulin, (hameau) 29 //
La population classée par profession, suivant le recensement de 1886, peut se répartir ainsi :
450 individus sont attachés à l’agriculture ;
156 vivent du produit de l’industrie ;
9 vivent du produit du commerce ;
15 appartiennent à l’administration publique ;
16 aux professions libérales.
41 personnes vivent uniquement de leurs revenus.
D’après un manuscrit trouvé dans les archives de la mairie, Morsain comptait en 1760, 110 feux. En 1800, la population était de 614 habitants ; 639 en 1818 ; 740 en 1826 ; 817 en 1836 ; 751 en 1856 ; 705 en 1872 ; 694 en 1876 et 679 en 1822.
Morsain faisait partie du Valois, puis a appartenu à la généralité des baillages, élection et diocèse de Soissons.
Les principaux lieudits relevés à la matrice cadastrale, sont :
Le Villers, l’Argentière, la Bretonnière, l’enseigne, la Terre à mort, le Champeau, la Justice Champeau courte ville, le champ des Lattes, le Vignes d’Ouilly, le Valois, le pré de Passion, le pré des Cloches, le Faubourg, la Vielle rue.
D’après le manuscrit cité précédemment, cette commune s’écrivait Morceing, en 1193 ; Morçain en 1227. Depuis 1660, dans les registres de la paroisse on a toujours Morsain ; Ouilly s’écrivait Oullÿ en 1674 ; Haully en 1709 ; Commelancourt est aussi écrit Comblancourt en 1700.
Relief du sol.
Le sol du territoire, très accidenté, es très riche sur le plateau ; les crêtes des coteaux sont calcaires et granitiques ; la vallée sablo-argileuse. Les rives du rû d’ Hosier sont tourbeuses.
Les différentes cotes d’altitude, d’après la carte de l’arrondissement dressée par le service de la vicinalité marque les points suivants :
80 mètres au pont de Faloise ;
120 mètres au faîte des collines ;
158 mètres à l’extrémité septentrionale du territoire, à la bascule dite de Blérancourt.
Le climat est moins rigoureux dans la vallée que sur le plateau ; les variations de l’atmosphère y sont généralement brusques.
Météorologie.
L’hiver de 1879/1880 s’est fait sentir avec toutes les rigueurs dans la vallée de Morsain. Une neige abondante se mit à tomber dans l’après midi du 7 décembre et recouvrit la terre sur une épaisseur moyenne de 30 centimètres. Le thermomètre marquait 15 degrés au dessous de zéro. La journée la plus rigoureuse fut celle du 17 décembre, moins 21 degrés.
Les orages y sont généralement mauvais.
Le 5 août 1826, vers les 4 heures du soir, le hameau d’Ouilly fut abimé par une grêle suivie d’une inondation qui entraîna les terres des coteaux. La parte fut évaluée à 1306 francs et les habitants reçurent de l’Etat un secours de 125 francs.
(Registre des délibérations, année 1826, page 52)
le 18 juillet 1880, un orage violent avec grêlons énormes, venant de l’ouest, fondit sur une partie du territoire de Morsain. Il était 10 heures du soir et en moins d’un quart d’heure les récoltes furent détruites, les couvertures des maisons et les croisées tournées dans la direction de la tempête souffrirent considérablement.
Géologie.
Morsain appartient au terrain granitique par son long côteau ; comme Paris il est compris dans la révolution tertiaire car dans la pierre rocheuse qui garnit la tête de ses collines on y trouve un fouillis de coquilles. Les sables qui_ garnissent les versants contiennent des coquillages marins et des dents de requins.
La vallée tourbeuse du rû d’Hosier appartient aux terres d’origine aqueuse.
Hydrographie.
Quatre cours d’eau de peu d’importance arrosent son territoire.
1er, Le rû d’Hosier.
Le rû d’Hosier prend sa source à la ferme de Montécouvé, dépendance de la commune de Juvigny, il entre sur le territoire de Morsain au dessus du hameau de Berlinval.
Son cours est très sinueux sur le territoire.
Il coule de l’est à l’ouest jusque sous le village puis s’incline vers le sud, il va se jeter dans la rivière de l’Aisne après un cour de 14 km dont 4050 mètres sur Morsain. Il alimente le moulin d’Eury.
Le rû d’ Hosier reçoit sur sa rive droite le ruisseau d’Ouilly. Ce ruisseau prend sa source au dessus du hameau qui lui donne son nom ; son cour est de 1350 mètres.
Il y a 50 ans le ruisseau prenait sa source dans les bois de Forêts, environ trois cent mètres plus haut.
Un autre affluent du rû d’Hosier est le rû de Vassens qui prend sa source à Nampteuil (Oise). Son parcours sur le territoire de Morsain est de 2300 mètres. Il alimente le moulin dit de Morsain. Il coule du nord-ouest vers le sud et fait sa jonction avec le rû d’Hosier au lieu dit le Pont Auger à la limite du territoire.
Ce cour d’eau reçoit lui-même sur sa rive droite le ruisseau de Vaux. Il prend sa source au dessus du hameau du même nom, au les guets de Vaux ; il coule du nord-est au sud-ouest. Son confluent est au moulin de Morsain. Son parcours est de 1750 mètres.
Il y a quelques années le ruisseau de Vaux faisait mouvoir un moulin à farine.
Marais.
Les marais occupent une superficie de 137 hectares 4 ares 80, qui se décomposent ainsi :
Prés 102 hectares 64 ares 40.
Aunes et saussais 34 hectares 40 ares 40.
Le sol en est tourbeux ; les marais sont froids, bas et presque toujours inondés, aussi les foins sont de mauvaise qualité, ils occupent les rives des cours d’eau qui arrosent le territoire.
Des travaux préliminaires de dessèchement n’ont pas aboutis devant la dépense qui n’était pourtant pas considérable.
Les bois et forêts.
Les bois occupent le versant des coteaux, leurs superficies totales est de 83 hectares 46 ares 20. Les bois les plus étendus sont ceux de Forêts, appelés aussi bois du roi, de la vallée Jean Lemaire et de la Bretonnière.
L’essence dominante est celle des bois de taillis :
Bouleaux, Charmes, Aulnes. On trouve néanmoins des Hêtres, des Chênes, des Ormes et des frênes de bien belle provenance.
Faune communale.
Outre les animaux domestiques qu’on élève à Morsain, on trouve sur son territoire : Le lapin, le lièvre, la perdrix, le renard, le putois, le sanglier, la loutre, la fouine, la belette.
Flore communale.
La flore communale est assez bien fournie. Voici d’après les herboristes de la localité les fleurs que l’on peut trouver dans l’étendue du territoire.
A : Absinthe, Acacia, Aconit, Agripaumes, Aigremoine, Alléluia, Anémone, Angélique, Argentine, Armoise, Arrête-bœuf, Aubépine, Aunée.
B : Bardane, Belladone, Benoite, Bouillon blanc, Bourse à pasteur, Bryonne.
C : Caille lait, Calionet, Camomille (Matricaire Camphrée et puante) Cathère, Capillaire, Cassis, Centaurée, Chèvrefeuille, Ciguë (petite vireuse et grande) Clématite, Cognassier, Coloquinte, Coriandre, Coquelicot, Cresson de fontaine, Cynoglosse.
D : Digitale, Douce amère.
E : Epine vinette, Ergot de seigle, euphorbe, Euphraise.
F : fenouil, Fougère (mâle et femelle) Fraisier, Fumeterre.
G : Genêt, Genévrier, Globulaire, Guimauve.
H : Houblon, Hysope.
I : Impératrice, Iris.
J : Jusquiame.
L : Laiche, Laitue, Laurier, Laurier cerise, Lin, Liserone.
M : Mauve, Marule (blanc et jaune) Matricaire, Mélilote, Mélisse, Menthe poivrée,
Mercuriale, Millefeuille, morelle, Mourone, Muflier.
N : Narcisse, nerprun.
O : Orchis mâle, Ortie Blanche, Origane.
P : Pariétaire, Pas d’âne, Pâquerette, Patience, Pavot, Pensée sauvage, Pervenche, Pied
D’alouette. Pissenlit, Pivoine, Plantin, Pourpier, pulmonaire.
R : Raifort, Réglisse, Reine des prés, Romarin, Rue, Renouée.
S : Sabine, Safrans, Sagitaire, Sapine, Saxifrage, Saponaire, Sauge, Scabieuse,
Scrofulaire, Serpolet, Souci, Stramoine, Sureau.
T : tabac, Tilleul.
V : Venin, Vipérine.
Population.
La population de Morsain qui était de 817 habitants, en 1836 n’est plus que de 696 d’après le dernier recensement. Cette diminution a diverses causes : d’abord les familles sont moins nombreuses, puis les habitants n’ayant à leurs services que des travaux agricoles émigrent pour aller chercher fortune dans les pays industriels.
Pendant la période décennale 1873 à1883 :
Les naissances ont été de 151, soit une moyenne annuelle de 15,1 ;
Les mariages de 58, soit 5,8 par année ;
Les décès de 148, soit 14,8 par année.
Une période de 1682 à 1692, donne :
Naissances 262, soit une moyenne de 26,2 ;
Mariages 42 4,25 ;
Décès 162 16,2.
Les habitants de Morsain sont de bonne constitution, l’air y est sain ; le physique est un peu dur.
Le régime alimentaire y est rustique ; on consomme peu de viande de boucherie, les viandes de porc sont préférées.
Quelques cas de longévité s’y font remarquer; la commune possède de nombreux octogénaires.
Le caractère des habitants n’est pas stable, les mœurs y sont légères, ce qui influe beaucoup sur les usages de la localité.
Il n’y a pas de sociétés de jeux à Morsain, la société y est difficile. L’éducation manque généralement dans la masse de la population ; l’instruction laisse à désirer chez les femmes.
Géographie Historique.
On ne trouve aucun document sur l’histoire locale de Morsain.
L’historien du Valois, l’abbé Carlier, nous apprend que ce village à dépendu de la Châtellenie de Pierrefonds, l’une des plus nobles, des plus anciennes et la plue étendue de celles qui formaient le Duché de Valois et qu’Eury et Comblancourt (aujourd’hui Commelencourt) paroisse de Morsain étaient des lieux de l’exemption de Pierrefonds.
Tous les lieux de la Châtellenie est de l’exemption de Pierrefonds appartenaient alors à des possesseurs qui trop faibles pour résister aux ennemis du dehors et du dedans mirent leurs biens sous la sauvegarde de ces seigneurs dont les troupes surpassaient en nombre celle des premiers vassaux de la couronne.
Plus tard, Morsain a porté le titre de Vicomté et appartenait en partie à l’abbaye de st Médard de Soissons. L’un des avoués de cette maison religieuse ayant affranchi les habitants de cette localité, en l’année 1128, les religieux s’y opposèrent et parvinrent à faire annuler la charte octroyée.
Au 13ème Siècle, les sires de Coucy étaient avoués de Morsain. En 1227, Enguerrand de Coucy reconnut que cette qualité ne lui donnait que le droit de lever vingt sous de Soissons sur les habitants de cette famille.
Parmi les personnages marquants auxquels cette petite localité a donné naissance, qui l’ont habitée ou qui ont été inhumés, nous trouvons que « le mercredi 29 mai 1737, a été inhumé dans l’église de Morsain, suivant sa dernière volonté, Maître Jean Vincent Levesque, décédé le 27 du présent mois, âgé de 78 ans, vivant preste, curé de Morsain, Doyen rural de Blérancourt, Chanoine de Pierrefonds, Chapelain de la Cathédrale de Soissons et de N.D des Vignes » (registre de l’état civil)
La pierre tumulaire de l’abbé Levesque subsiste encore dans l’église, sous le clocher.
L’abbé Levesque a été le fondateur du bureau de bienfaisance de Morsain. Par son testament en date du 18 décembre 1737 ; il légua aux pauvres de la paroisse cinquante livres de rente qui fut remboursée en 1823 par les héritiers de M. Charpentier, maître de pension à Soissons.
D’autres actes de bienfaisance furent constitués par Maître Levesque en faveur de l’église, notamment une rente de quarante livres 13 sous à prendre sur l’Hôtel de Ville de Paris.
Le 16 mars 1744, est né à Morsain Flacon Michel François, procureur en la cour au Parlement. (Almanach royal de 1790)
La famille du conventionnel Saint-Just a habité la ferme dite du Château, de 1714 à 1775, en qualité régisseur, laboureur, régisseur de la seigneurie de Morsain.
La voie romaine de Soissons à Noyon passait à l’extrémité septentrionale de son territoire. Cette chaussée est occupée aujourd’hui par la route départementale de Soissons à Noyon, par Blérancour.
Aucune tradition ne s’y rattache.
Mais néanmoins, il existe sur le plateau un lieu –dit « le champ des lates » où on a trouvait des pièces romaines en assez grande quantité et la charrue ramène encore des pierres, des débris en tous genres.
Ne pourrait-on voir là l’emplacement occupé par les Lètes, ces peuples envoyés par les Romains pour défricher les lieux incultes ou dégarnis d’habitants et comme guerriers.
La Bretonnière a sa légende. Les anciens de la commune racontent qu’un combat aurait eu lieu sur le plateau de cette colline. Un détachement des armées françaises, composé en grande partie de Bretons s’y serait retranché, mais attaqué par l’ennemi, le choc aurait été rude et beaucoup de combattants seraient restés sur le champ de bataille. Les morts auraient été enterrées aux environ d’un énorme trou (qui existe réellement)
connu sous le nom de fosse aux bretons.
Ce qui serait croyable, c’est que cette Fosse aux Bretons est l’emplacement d’une ancienne carrière de pierre à bâtir. Il serait plus vraisemblable de croire que des ouvriers occupés à l’extraction de cette pierre aient pu trouver la mort sous un éboulement de cette carrière.
La terre à mort est l’emplacement d’un cimetière gallo-romain. La charrue y a bien mis à découvert de nombreuses tombes creusées dans la pierre.
L’année dernière, les enfants de l’école, sous notre direction, ont fouillé deux de ces tombes qui sont presque à fleur de terre (30 centimètres) Nous avons trouvé deux squelettes bien conservés, intacts dans la tombe et y reposant depuis bien des siècles, mais sans aucune autre particularité.
Il existe également au hameau d’Heury, sur la place publique, l’emplacement d’une ancienne chapelle dédiée à Saint Georges autour de laquelle existait un cimetière.
La ferme de Forêts, qui a été fondée par des religieux bénédictins, avait sa chapelle dont il reste encore des vestiges. On y a également découvert un cimetière.
L’église de Morsain est sous le vocable de Saint Martin dont la fête se célèbre le onze novembre. Sa longueur extérieure est de 33 mètres.
Elle fut bâtie au commencement du 13ème siècle. La nef et les bas cotés furent retouchés au 17ème. S’il faut en croire la tradition, une magnifique flèche surmontait son clocher.
Morsain, autrefois cure séculière du doyenné de Blérancourt de l’archidiaconat de la Rivière (Berny-Rivière), appartient aujourd’hui au doyenné de Vic sur Aisne, Diocèse de Soissons.
On trouve dans les registres de la paroisse, un acte de Baptême de trois cloches, dont voici la copie textuelle :
« L’an de notre seigneur 1690, le 22ème jour du mois d’octobre on été bénites par Monseigneur Paul Ratouin, docteur de la Sorbonne et chanoine de l’église de Soissons, à la prière de Monseigneur louis Béra, prêtre curé de St Martin de Morsain les trois cloches de cette paroisse, dont :
-La première a été nommée Marguerite par Monseigneur Jean Bachelier, archidiacre et chanoine de l’église cathédrale de Soissons et Dame Charlotte de Grèné, chanoinesse de Poussai présente, pour Dame Marguerite Colbert, veuve de feu Vincent Lotmann, intendant des finances.
-La seconde nommée Magdelaine par Philippe Béra, officier d’artillerie de France et Damoiselle Magdelaine Morant, femme de Messire Charles Siméon Dumont, conseiller au baillage et siège présidial de Soissons.
-le tout selon les cérémonies ordinaires et avec témoins et pris assistant Monseigneur Nicolas de Villeronde, prieur de Nampcel et Jacques Levasseur, prêtre curé de Vézaponin.
Signe : Bachelier, De Grené, Chanoinesse, Morant, Marie Catherine Béra, Magdelaine Morant, De Villeronde, Bera, Dumont, la dernière illisible, probablement Rabouin »
Ces trois cloches de 1690 n’existaient plus à l’époque de la révolution, elles avaient été remplacées par trois autres en 1773. On n’a pas conservé les inscriptions des deux qui furent enlevées, celle qui resta existe encore et porte l’inscription suivante :
« J’ai été bénite par Monseigneur Claude Louis Picard, prêtre curé de cette paroisse et nommée Jeanne par messire Jean Thomas Sézille, seigneur du Ruhat, Morsain, Richebourg, Eury, Champeau, Commelancourt et Berlinval, écuyer, conseiller du Roy, président et trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Soissons et par Dame Adélaïde Victoire Lejeune du Tillard, son épouse, en 1773 »
La cloche porte les armes du parrain et de la marraine. On dit qu’elle pèse dix neuf cents livres.
Pour compléter ces renseignements, je dois ajouter que l’une des trois cloches de 1690, la petite, s’étant sans doute cassée, avait été remplacée en 1715, car j’ai trouvé dans les archives de la commune l’acte de bénédiction ci-dessous.
« Le trois novembre mil sept cent quinze a été bénite par moi prêtre, curé sous signé la petite des trois cloches de l’église avec les cérémonies prescrites par le rituel et a été nommée Henriette-Geneviève. Le parrain M. Louis Aitraux Capitaine au château de Vic sur Aisne, pour et au lieu et place de messire Henri Charles Armant de Ponponne, conseiller d’Etat, abbé de l’abbaye royale de St Médard de Soissons, qui a signé avec nous prêtre curé, ce jour étant susdit, en présence de Vincent Blesson, écuyer, garde de S.A. royale Monseigneur le Duc d’Orléans, de pierre Godard, marchand à Soissons, de Pierre Levesque, officier de l’Hôtel de Ville de Soissons, qui ont aussi signé le présent acte »
Le chœur de l’église de Morsain devait être parsemé autrefois de tombeaux, car le registre de la paroisse recense de nombreux enterrements qui ont eu lieu dans son sol ; les épitaphes des pierres funéraires qui subsistent encore sont tellement usées par le temps qu’il est presque impossible de les lire. Les trois pierres tombales du chœur marquent les sépultures de trois anciens curés de la paroisse, notamment de l’abbé Levesque, son bienfaiteur.
Celle qui est placée devant l’autel de la Sainte Vierge renferme le tombeau d’un ou de plusieurs seigneurs de Morsain.
Le registre de la paroisse porte la mention suivante :
« Le 30octobre 1677 est décédé Jacques Delafond, écuyer et Seigneur de Richebourg, Champeaux et autres lieux, natif de Morsain, inhumé dans la chapelle de la Vierge, vis-à-vis l’autel, en présence de damoiselle de Champeaux sa femme et de Jacques Delafond son fils »
Bien que l’église de Morsain soit aujourd’hui moins monumentale qu’elle devait être à son origine, elle a conservé sa forme primitive :
Celle d’une croix latine, est de nos jours l’archéologue retrouve dans les colonnes qui soutiennent les voûtes du chevet et du transept, l’emprunt du 13ème siècle.
Suivant un compte des revenus de la fabrique de l’église paroissiale de St Martin de Morsain, présenté par Jean Masure, manouvrier, procureur fabricien receveur, le 25 novembre 1753, la dite église possédait un revenu annuel de 1588 livres 5 sous 3 deniers.
Liste des curés de Morsain.
1636 - Maître jean de Grécourt.
1649 – maître Antoine Quemele.
1663 – Maître Jacob Fricant.
1674 – 1693 Maître Louis Béra.
1693 – 1737 Maître Jean Vincent Levesque, curé de Morsain, doyen rural de Blérancourt, Chanoine de Pierrefonds, Chapelain de la Cathédrale de Soissons et de N. D. des Vignes.
1737 – 1762 Delaye Etienne Julien.
1762 – 1812 Picard Claude Louis, est resté dans la paroisse pendant la révolution, fut nommé conseiller municipal le 14 nivôse an 11.
1812 – 1818 Lesellier ou L’hotellier.
1818 – 1832 Ravaux.
1832 – 1857 Lefèvre.
1857 – 1863 Richard.
1863 – 1884 Trouvelot.
1884 – 1885 Denizart, curé desservant d’Autrèches.
1885 - Ledent, curé actuel.
Vicaires de Morsain.
1761 Houillier.
1767 Lemoine.
1771 Pavilis.
1777 Nanteuil.
1792 Moussezard.
En examinant de près la ferme de Forêts, on y trouve les restes d’une ancienne ferme abbaye.
Comme le village de Morsain appartenait en partie aux religieux de St Médard de Soissons, on peut admettre que le terroir ou est située la ferme était couvert de bois au 11ème siècle et qu’il fut défriché par les soins des bénédictins de st Médard et qu’après avoir bâti la ferme ils jugèrent utile de la fortifier pour résister aux attaques continuelles des ennemis qui ont ravagé le Soissonnais pendant la guerre de Cent ans, la rivalité de la France avec la Maison d’Autriche, la Réforme.
La chapelle existait encore il y a une dizaine d’années ; elle servait de grange. Un incendie allumé par un ouvrier imprudent a détruit les restes de cette chapelle qui paraissait grandiose par le pignon qui subsiste encore.
La grande porte est gardée par deux tours crénelées avec herse et mâchicoulis. Cette ferme est curieuse à visiter.
Tout porte à croire que la Salabrée est une ancienne Maladrerie ou léproserie, hôpital à recevoir les lépreux-(dans les registres de la paroisse on trouve écrit La Salle Aubrée)
Le Valois renfermait une certaine quantité de léproserie ladreries ou maladreries, dont le nombre en France c’est élevé jusqu'à 19 000 (histoire du Valois par Carlier)
La lèpre est une affection dans laquelle le corps se couvre de taches cutanées blanchâtres. La loi de Moïse reléguait les lépreux hors des villes. La lèpre asiatique se répandit de la Judée en Grèce, en Italie et fut rapportée par les Croisés en Allemagne et en France, où elle fit de grands ravages. Lorsqu’on signalait un lépreux, il était immédiatement enlevé de gré ou force : Les prêtres allaient le chercher, le recouvraient d’un voile noir, comme s’il s’agissait d’un pavé ; ils entonnaient les chants funèbres et le conduisaient à l’église ou ils récitaient sur lui l’office des morts.
Ce malheureux était ensuite séquestré pour le reste de ces jours et séparé à tout jamais, de ses plus chères affections; sa famille même ne pouvait le voire.
Le mobilier et les effets du lépreux étaient ensuite brûlés à la diligence du seigneur haut justicier.
Sous l’influence du climat européen, la lèpre diminua graduellement d’intensité ; des maladreries furent supprimées et, en 1675, Louis XIV réunit aux Hôtels-Dieu celles qui restaient. (« Excursion dans le Valois » par Dujardin)
La ferme de la Salabrée était habitée en 1687 par César Cammelin, écuyer, seigneur de Clastres (registre de la Paroisse)
Ce qui peut confirmer en faveur d’une léproserie c’est que les terres qui sont en avant de ferme, partie comprise entre le chemin vicinal de Morsain et la prairie est, sont désignés sur de vieux registres sous le nom de « Lieu-dit la Maladrerie ».
La ferme de la Salabrée a été en partie détruite par un incendie, fin décembre 1887.
La tradition rapporte qu’un château féodal couronnait jadis la côte de Champeau. Tout en reconnaissant que ce plateau aride ait pu convenir à l’emplacement d’une maison seigneuriale, il est très facile de ce rendre compte de l’emplacement occupé par ces constructions.
Champeau a été habité, puisque sur les registres de la paroisse de 1677, nous avons trouvé le décès d’un seigneur de Champeau (Voir précédemment les inhumations dans l’église). On n’a aucune date du renversement de ce château. Cet édifice aura été renversé avant le 17ème siècle, puisque la famille Du Buhat, dernier seigneur de Morsain habitait ou possédait la ferme auprès de l’église, appelé encore « la ferme du château »
Les seigneurs de Morsain ajoutaient encore à leur titre « seigneur de Richebourg », Richebourg est un lieu-dit du Hameau de Commelancourt.
La dernière descendante de cette famille Du Buhat, la comtesse de Constant, est morte à Paris en 1881, laissant aux pauvres de Morsain une somme de 4000 francs ; elle légua également une somme de 3000 francs pour l’embellissement de l’église.
Il existe encore sur le territoire d’autres lieux-dits qui rappellent des noms historiques :
-Le Villers. Les nombreuses traces d’habitation que la charrue rencontre en cet endroit font croire à l’emplacement du Morsain Primitif. Ces débris semblent remonter à l’époque Gallo-romaine.
Des fouilles pratiquées dans son champ par M. François Avila, à l’automne dernier, ont mis à découvert, à environ 0m30 de profondeur des tuiles très épaisses et de grande dimensions, avec des crochets très accentués, un chapiteau et un dallage de pierres dures et bien épaisses.
-L’Enseigne. Cette côte, ainsi nommée à cause de sa position élevée, 120 mètres d’altitude, domine le village au nord ; elle se trouve située juste en face de la vallée de l’Aisne, entre les deux vallées du rû d’Hosier et du rû de Vassens.
On pense que les Gaulois ont utilisé cet endroit et tiré parti d’un point si élevé pour transmettre des nouvelles, soit pour d’autres usages.
Aujourd’hui encore, en mémoire des Gaulois leurs aïeux, les enfants de Morsain ne manquent point d’allumer un grand feu sur le plateau de l’Enseigne, le soir du Mardi-gras.
Enseignement.
L’enseignement des écoles est laïc, depuis 1674, l’instruction primaire a été donné aux enfants de la commune et cela sans interruption, comme le prouve la liste des Clercs laïcs relevée sur les registres de la paroisse.
1674-1678 M.M. Pierre Merlu.
1678-1680 // Benin Geniel (inhumé dans l’église)
1680-1688 // François Delpierre.
1688-1712 // Nicolas Populaire.
1712-1760 // Quentin Wallon.
1760-1804 // Jean Wallon (fils du précédent)
1804 // Meunier (sa nomination ne fut pas ratifiée)
1804-1813 // Chaumont.
1813-1817 // Maréchal.
1817-1832 // Honoré Dubarle.
1832-1833 // Charles Honoré Thumery.
1833-1847 // Louis Joseph Hénon.
1847-1852 // François Nanteuil.
1852-1853 // Victor Binet.
1853-1855 // Victor Joseph Aimable Peltier.
1855-1857 // Joseph Gustave Hurillon.
1857-1859 // Jules François Chantereaux.
1859-1860 // Henri Séverin Leroy.
1860-1866 // Jules François Leuilly.
1866-1877 // Aimable Henri Chantrenne.
1877-1878 // Léon Camille Angot.
1878- 1881 // Alphonse Barot.
1881- // Paul Billois.
Avant la révolution, Morsain jouissait d’une fondation de trente livres de rentes pour l’instruction des enfants pauvres (comptes de la fabrique de 17..)
Depuis l’année 1847, il existe deux écoles à Morsain : L’une pour les garçons comportant une moyenne de 45 élèves et l’autre pour les filles comptant environ 50 enfants.
Les bâtiments scolaires ont une très belle apparence mais la distribution intérieure laisse à désirer et les classes sont insuffisantes.
Il n’existe rien dans les archives concernant l’historique de l’instruction primaire à Morsain.
La première délibération du conseil municipal concernant la dépense et la position de l’instituteur est du 12 fructidor an XII (30 août 1804).
« Chaque ménage lui paiera un pichet de blé méteil moitié froment, moitié seigle et 10 sols de clergé ;
Chaque femme veuve un quartier de bled et 5 sols.
Il lui sera payé par les enfants qui assisteront à son école, pour les enfants qui sont à l’alphabet, la somme de 6 sols par chaque mois, celle de 8 sols pour ceux qui commencent à lire, celle de 10 sols aussi par mois pour ceux qui écriront et qui apprendront l’arithmétique.
Il lui sera accordé le logement convenable à son état, tant pour lui que pour tenir ses classes, à la charge pour lui de s’acquitter de toutes les fonctions de son état, de tenir les écoles ouvertes, depuis le premier de septembre qu’il ne pourra fermer qu’au 1er juillet; de conduire ses élèves tous les jours à la messe et de chanter avec eux à la fermeture de son école et avant l’angélus, le salut qu’on est dans l’usage de chanter, d’ouvrir tous les jours son école à 6 heures du matin eu été et à 7 heures en hiver et l’après dîner de rentrer à 1h et d’en sortir à 4 en hiver et 5 heures en été ; de sonner l’angélus au matin, à midi et au soir et d’assister avec exactitude aux offices de l’église les dimanches et fêtes, de tenir l’église dans une propreté convenable »
L’obligation de conduire les élèves à l’église se trouve réduite au moins à trois fois par semaine sous la direction de M. Chaumont, mais ce pauvre maître n’ayant sans doute pas rempli scrupuleusement cette condition, le maire de ce temps destitua l’instituteur et le conseil municipal par une délibération spéciale du 14 mai 1813 approuva la résolution de son maire :
« Nous membres du conseil municipal après avoir mûrement réfléchi sur la destitution faite par M. Mahieux maire envers le sieur Chaumont vu que n’étant pas perfectivement ( ?) en état de remplir les fonctions de clerc laïc (Clair laïque) et que la commune n’avait pas besoin de payer un homme pour remplir les mêmes fonctions de clair laïque et un autre pour remplir les fonctions d’instituteur et que un seul peut suffire pour les deux fonctions »
Le 23 octobre 1813, nouvelle nomination d’un instituteur et clerc laïc. Le sieur Maréchal Pierre Eloi est choisi à la place du vieux.
Un nouveau différent s’élève entre le prêtre (M. L’hotellier) qui voulait obliger l’instituteur, M. Maréchal, à conduire ses élèves tous les jours à la messe.
Cette fois le conseil municipal donna raison à son instituteur qui refusait d’obéir aux injonctions du curé.
« Néanmoins l’instituteur conduira à l’église avec lui les élèves qu’il jugera à propos de conduire toutes les fois qu’il y aura messe chantée dans la semaine. L’obligeons à fournir au desservant tous les jours deux enfants pour servir la messe, l’obligation de sonner l’angélus, de porter l’eau bénite » (délibération du 7 février 1814)
En marge de cette délibération se trouvent les deux apostrophes suivantes, de deux écritures différentes :
« Imposture dictée par un cabuleur ( ?) et un fourbe de religion »
« Imposture dictée par l’esprit de cabale et d’irréligion »
Le 15 mars 1826, le conseil municipal, autorisé par M. le Sous-préfet, s’était réuni à l’effet de procéder à une nouvelle délibération pour régler « Les gages annuels » du sieur Dubarle, instituteur de cette commune depuis neuf ans mais cette nouvelle disposition ne fut pas approuvée par M. le Préfet qui fait connaître « Que le mode de réception des instituteurs n’est plus en harmonie avec l’état des choses existant- Qu’il fallait que le conseil municipal se réunisse en session extraordinaire pour fixer le traitement de l’instituteur et régler les obligations de son service en sa qualité d’instituteur seulement- On évitera d’insérer dans cette obligation ce qui est relatif au service du clerc la¨c qui est réglé par une commission spéciale qu’il a dû recevoir de l’autorité ecclésiastique »
Géographie Economique
La culture est assez développée dans la commune de Morsain ; les terrains y sont de bonne qualité surtout sur le plateau. L’assolement est triennal qui se pratique ainsi :
Plantes sarclées ou prairies ; Blé ; Avoine.
Les engrais mixtes sont dominants mais pour la culture de la betterave se sont les engrais chimiques qui sont généralement employés.
Les instruments aratoires utilisés sont :
La défonceuse (système Vallerand); la charrue en fer appelée Brabant ; la herse en bois, de forme triangulaire, celle en fer dans la grande culture ; les rouleaux en bois, en fonte et les Croskills ou rouleaux à dents articulées; les semoirs mécaniques ; les machines à battre, sans ou avec locomobile.
La culture des céréales se décompose ainsi:
Blé 375 hectares.
Seigle 80 //
Avoine 195 //
Orge 35 //
Total 685 hectares.
Les foins des prairies naturelles, qui occupent une superficie de 102 hectares, sont de qualité médiocre ; ils ne sont utilisés que pour faire des litières.
Les prairies artificielles (Trèfles, luzerne et sainfoin) y sont très développées ; elles occupent une superficie moyenne de 135 hectares pouvant donner trente cinq quintaux de foin ces par hectare.
La vaine pâture est abolie dans la commune depuis environ 30 ans-On prétend qu’alors les foins des prairies étaient de bonne qualité et qu’on les employait dans l’alimentation des animaux.
Les étangs sont supprimés ; les terrains sont desséchés et livrés à la culture. Les parties humides sont plantées en bois ou saussaies.
Avant le rigoureux hiver de 1879/1880 il existait de magnifiques enclos plantés d’arbres fruitiers en tous genres : Pommiers, Poiriers, cerisiers, pruniers, noyers.
Année moyenne et notamment en 1848 on a une récolte de 1200 muids de cidre dans la commune de Morsain (le muid équivaut à 2 hectolitres et demi).
La ferme, dite du château, en produisait seule la moitié. Aujourd’hui, on en récolte à peine 70 hectolitres dans toute la localité.(renseignements donnés par M. Pottier,maire)
La ferme de Forêts, placée sur le plateau, a été préservée en partie de cette affreuse calamité. C’est une perte énorme pour la localité.
Il n’existe plus de vignoble sur le territoire de Morsain ; les dernières vignes ont été détruites depuis environ 60 ans. Précédemment, tous les coteaux du territoire depuis Vaux jusqu’à Berlinval, soit une longueur de 4 kilomètres, étaient plantés de vignes. Les registres de la paroisse, jusqu’en 1800, accusent de nombreuses professions de vignerons.
Le houblon n’existe qu’a l’état sauvage, néanmoins les produits sont recueillis ou par les herboristes ou par les brasseurs.
La culture de la betterave sucrière est très développée.
On fait environ 280 hectares de betteraves pour les sucreries de Trosly-Loire, de Blérancourt et pour la râperie de Tartiers.
Le poids moyen de la récolte et de 38 quintaux à l’hectare. La vente se fait maintenant beaucoup plus à la densité qu’au poids.
On fait environ 25 hectares de betteraves pour l’alimentation des animaux. La culture consomme beaucoup plus de pulpes des usines.
On cultive bien 80 hectares de pommes de terre dont les produits sont envoyés à la féculerie de Lagny (commune de St Christophe) le pris est assez bien rémunérateur.
Les haricots et les pois sont cultivés seulement pour l’alimentation des ménages de la localité. On fait aussi du sarrasin pour la nourriture des volailles.
Les défrichements comportent environ 6 hectares depuis trente ans et encore les terres mises en culture sont de médiocre qualité.
La commune possède 44 hectares de prairies très humides et quelques parcelles de terrains vagues, produisant en moyenne savoir :
Biens loués à ferme 580 francs
Vente d’herbages 100 francs
Vente d’arbres 700 francs
Total 1380 francs.
Il y aurait lieu d’améliorer les propriétés communales susceptibles de très beaux revenus.
La culture occupe à Morsain 120 chevaux ; ceux des fermes sont de très bonne nature. On fait peu d’élèves.
Les bœufs de travail au nombre de 65 sont de race charolaise.
Les vaches sont peu nombreuses ; on trouve à peine 150 vaches dans la localité, Les produits en beurre sont vendus sur les marchés de Soissons, Blérancourt et Vic sur Aisne.
L’espèce ovine tend à disparaître dans les fermes ; on trouve à peine 300 moutons pour un territoire si étendu.
L’espèce porcine compte 170 têtes.
L’espèce caprine 6 têtes.
Les poules et les poulets, les oies, les dindes et les dindons, les canards et les pigeons sont au nombre d’environ 3370 et son vendu en grande partie aux marchés de Soissons.
On compte plus de 2500 lapins privés élevés par les particuliers ; on trouve à peine trente ruches.
Les animaux nuisibles sont le renard, le blaireau, le putois, la fouine et la belette.
Les insectes nuisibles sont la guêpe et le frelon.
Les petits oiseaux sont assez nombreux. La chasse est réservée par la grande culture. On délivre 10 permis de chasse pouvant comporter une destruction de : 50 lièvres, 500 lapins de garenne et 100 perdrix.
On pêche l’écrevisse dans le ru de Vassens. Elle était très abondante il y a quelques années encore dans le rû d’Hosier ; les eaux surchargées de matières saturées provenant de la râperie de Tartiers, d’une part, et la pêche non réglementée d’autre part, nuisent beaucoup à sa reproduction.
Il existe de nombreuses carrières de pierre tendre sur le territoire ; elles ne sont utilisées que pour les besoins de la localité.
Il n’existe plus qu’un seul moulin à farine à Morsain, celui d’Heury sur le rû d’Hosier.
Il y a quelques années il y en avait à Vaux et à Morsain même.
Le moulin qui subsiste encore était le moulin du seigneur. Quoique comportant deus paires de meules il est souvent au chômage car il ne travail que pour les particuliers.
--Il n’y a pas de mention du nom du
rédacteur ni de date précise (après 1887).
