Charles-Louis LESUR

Ecrivain, historien, homme politique

 

·                 Naissance à Guise le 24 août 1770, fils de Charles-Eustache, greffier en chef des juridictions royales de l’élection et du grenier à sel de Guise et de Martine Cécile PIGNEAU d’Origny en Thiérache, sœur de l’évêque d’Adran

·                 Elève des collèges de Guise et Laon, brillant élève

·                 Etudie le droit

·                 Devient homme de lettres et publisciste

·                 1794 : travaille au secrétariat du ministère des finances, estime générale pour sa sagesse et sa droiture, friction avec Robespierre

·                 1796 : secrétariat au ministère de la justice, entre au ministère des relations extérieures avec Talleyrand, inspecteur de la Loterie Nationale pour Paris

·                 1797 : participe au journal « l’Argus » (anti-anglais)

·                 1815  Lesur se rattache à la Monarchie Constitutionnelle

·                 1817 : historiographe du ministère des Affaires étrangères

·                 1832 : se fixe à Beauval et devient maire de Guise le 26 juin ; participe à la Gazette et au journal des Débats

·                 15 mars 1848 : fatigué nerveusement et moralement, il donne sa démission du conseil municipal

·                 1er octobre 1849 : décès à Paris et inhumation à Guise

Son œuvre

 

  • 1792 : Apothéose du commandant Beaurepaire, pièce en 1 acte, en vers, écrite en 2 mois, , succès
  • 1793 : Veuve du républicain, sujet patriotique
  • 1797 : La France, poème héroïque (campagne d’Italie)
  • 1812 : Progrès de la puissance russe depuis ses origines jusqu’au début du XVIIIème siècle 
  • 1814 : Histoire des Cosaques, roman félicité en 1816 par le Tsar
  • 1815 : Annuaire historique, œuvre maîtresse, écrite seul, véritable encyclopédie : actes publics, traités, finances, administration, sciences, …
  • 1817 : La France et les succès, aborde tous les sujets : économie, politique, administration
  • 1820 : Littérature française

Sa politique à Guise

 

  • démolition de l’ancienne Place d’Armes pour réaliser une route Guise-Cambrai
  • arasement des remparts et création des boulevards Jaurès et Péquereau
  • assainissement de la ville
  • ouverture d’une Caisse d’Epargne
  • lègue tous ses biens à la ville pour soulager la misère et le terrain nécessaire à la construction des écoles réalisant ainsi son rêve de l’instruction gratuite pour tous
  • répond favorablement à Godin en 1846 pour s’implanter dans la commune
  • Madame Lesur, après la mort de son mari, donne sa bibliothèque à la ville de Guise

Fiche : Sébastien Sartori d’après les documents de l’A.R.C.H.E. et Histoire de la ville de Guise de l’abbé Pécheur